Berre: la lutte contre la pollution en débat

Le 25 mars 2005 par Christine Sévillano
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Berre
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La question de la réalisation d'un canal de dérivation des eaux douces pour lutter contre la pollution de l'étang de Berre a été de nouveau posée par un député des Bouches-du-Rhône. Mais François d'Aubert, ministre délégué à la recherche,n’est pas persuadé de l’efficacité de cette solution.

Le 22 mars, lors d'une séance de questions à l'Assemblée nationale, Michel Vaxès, député des Bouches-du-Rhône, a fait remarquer à François d'Aubert, ministre délégué à la recherche, que la réalisation d'un canal de dérivation serait une réponse efficace pour combattre la pollution de l'étang de Berre. Il permettrait de conduire les eaux douces vers le Rhône. Rappelant la condamnation de la France par la Cour européenne de justice le 7 octobre 2004 (1), le député demande si cette solution va être retenue par le gouvernement.

François d'Aubert a affirmé que, suite à cette décision de justice, il attendait le résultat d'études sur le canal de dérivation des rejets, solution que le ministre juge toutefois «coûteuse». Il pointe aussi une hausse importante du coût de la production d'électricité «comparée au gain environnemental escompté» si cette technique était adoptée. Réalisés par le Groupement d'intérêt public pour la restauration de l'étang de Berre (Gipreb), le projet de dérivation sera néanmoins examiné par les autorités.

Le gouvernement a déjà pris des mesures en expérimentant le «lissage». Il s'agit d'un étalement sur quatre ans des rejets de la centrale et d'une diminution des rejets de limon afin d'obtenir une salinité minimale permanente de l'étang. François d'Aubert a également souligné des mesures équivalentes prises en 1995 par Michel Barnier, alors ministre chargé de l'environnement.

Michel Vaxès, qui doute de la solution du lissage, remet en cause le plan Barnier parce qu'il n'aurait pas atteint ses objectifs: la réduction de déversement de limon prévue de 200.000 tonnes par an n'aurait été atteinte qu'à moitié. La baisse des quantités d'eau douces déversées n'a pas non plus été significative.



(1) La France a été condamnée pour les rejets d'eau douce de la Durance, effectués par la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas, dans l'étang de Berre.




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