Berges piétonnes à Paris: Pécresse rétropédale

Le 14 mars 2017 par Stéphanie Senet
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La présidente de la région Ile-de-France a changé de position
La présidente de la région Ile-de-France a changé de position

Après s’y être farouchement opposée, la présidente de la région francilienne a finalement décidé d’accompagner le projet de piétonisation des berges de la rive droite de la Seine.

A la surprise générale, Valérie Pécresse a demandé, lors d’une conférence de presse organisée ce 14 mars à Paris, non pas la suppression mais la prolongation de trois mois de l’expérimentation décidée en septembre par le préfet de police de Paris.

Alors que le seuil d’information aux particules PM10 a été de nouveau atteint, ce jour dans la capitale, selon Airparif, la présidente du conseil régional demande que le test soit prolongé «au moins jusqu’à l’opération Paris Plages», qui se tient en juillet. Il était prévu jusqu’à fin avril. 

 

Retour des voitures

Valérie Pécresse a également présenté deux scénarios alternatifs à la piétonisation décidée par la maire de Paris: une voie «apaisée» sur le quai bas, avec une vitesse limitée à 30 km/h, ou une voie classique (50 km/h au  maximum) complétée par deux voies à 30 km/h sur le quai haut. Dans les deux cas, elle plaide en faveur du retour à la voiture.

«C’est une contribution extraordinairement constructive. C’est une main tendue. Nous voulons sortir de la crispation», a-t-elle ajouté après avoir déposé un recours en annulation le 25 novembre au tribunal administratif de Paris. Il ne s’agit pas de «remettre en cause la piétonisation» mais d’y «aller progressivement».

 

Transports en commun

Douze mesures compensatoires viennent compléter ce dispositif, pour une facture de 50 millions d’euros partagée entre la région et le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France). Parmi elles: un bus électrique sur les quais hauts (mesure proposée par la mairie de Paris en janvier), des parkings relais dans la capitale, une navette fluviale sur la Seine, des carrefours intelligents fluidifiant le trafic…

 

«Revirement salutaire»

La mairie de Paris a aussitôt salué ce «revirement salutaire», voulant y voir «une attitude désormais constructive de l’exécutif régional». L’adjoint à la maire de Paris en charge des transports, Christophe Najdovski, a toutefois souligné que des désaccords persistaient. «La présidente propose la réouverture aux voitures d’une voie sur les quais bas. Ce n’est pas envisageable», a –t-il assuré.



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