Benoît Hamon précise son programme écolo au WWF

Le 13 avril 2017 par Stéphanie Senet
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Benoît Hamon en direct sur Facebook
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Invité par le World Wildlife Fund (WWF) à répondre aux questions des internautes, Benoît Hamon a précisé, ce  13 avril, plusieurs propositions en faveur de la transition écologique.

 

Très à l’aise avec l’exercice, l’ancien ministre de l’économie sociale et solidaire a commencé par préciser son projet de société en l’opposant au productivisme. «Le revenu universel d’existence préfigure une société où le travail ne sera plus le seul moyen de s’émanciper, où tout ne sera pas organisé autour de la production et de la consommation», a-t-il lancé.

 

La fin des subventions nuisibles

Du changement sera à l’œuvre en matière de gouvernance. Benoît Hamon confiera l’écologie à un vice-ministre, qui devra notamment veiller au respect de l’Accord de Paris par la loi de finances. «Je veux en finir avec toutes les niches fiscales nuisibles à l’environnement», a-t-il poursuivi. Cela comprendra la suppression de l’avantage au gazole, et surtout la fin de la mise en circulation de véhicules diesel en 2025. En compensation, il vise à accélérer la mise en service des véhicules électriques à un prix abordable et à déployer le réseau de bornes de recharge.

 

EDF de retour dans le giron de l’Etat?

Engagé à fermer les centrales nucléaires d’ici 2050, l’ancien porte-parole du parti socialiste «se demande s’il ne faut pas qu’EDF redevienne une entreprise totalement publique». Aux salariés du nucléaire, il propose des formations et des reconversions dans les énergies renouvelables ainsi que dans le démantèlement des centrales.

 

Une transition financée par la BCE

Chiffrée à 1.000 milliards d’euros dans l’UE, sa transition écologique serait en partie financée par la Banque centrale européenne (BCE). «L’idée serait que la BCE oriente la moitié de sa création de valeurs, soit 30 Md€, vers une stratégie d’investissement dans la transition», a-t-il expliqué. Une transition qui s’appuierait, au niveau légal, sur un traité de l’énergie. Une idée chère à Jacques Delors. 

 

Non à Notre-Dame-des-Landes

Contrairement à Emmanuel Macron, Benoît Hamon est clairement opposé à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Il organisera «une conférence de consensus», mais ce sera seulement «pour trouver des alternatives au projet».

Le député des Yvelines s’est aussi dit défavorable à l’exploitation pétrolière offshore et à l’extraction d’or en Guyane, et plus largement à toute exploration et exploitation de pétrole et de gaz dans l’Hexagone.

Il a enfin rappelé que la santé environnementale ferait l’objet de «l’une deux premières lois de son quinquennat», alors que «15 millions de malades chroniques en France le sont à cause de leur mode de vie ou de leur environnement».

 

Pêche côtière et artisanale

Un raté à noter en matière de pêche. Interrogé par Pascal Canfin, directeur général du WWF, sur ses rapports avec l’eurodéputée pro-pêche Isabelle Thomas, il a répondu qu’il souhaitait le développement de la pêche côtière et artisanale et l’interdiction progressive de la pêche profonde en Europe. Une interdiction déjà votée en novembre 2015 pour le chalutage au-delà de 800 mètres de profondeur.



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