Belgique: mauvaise passe pour l’Afsca

Le 27 novembre 2013 par Romain Loury
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Comme souvent en Belgique, tout est parti de là.
Comme souvent en Belgique, tout est parti de là.
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En Belgique, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) se trouve accusée de laxisme par la presse, et craint pour son avenir budgétaire.

Belgique oblige, les récents déboires de l’Afsca ont commencé par une histoire de frites. Ou plutôt de friteries, dont l’hygiène laisserait de plus en plus à désirer, selon des chiffres révélés par le site Sudinfo.be. «Cette année, 45,3% des 728 établissements contrôlés ne sont pas en règle, soit 302 établissements, alors que 41,1% des friteries contrôlées (878 contrôles) étaient en défaut l'année dernière», indiquait le site, le 19 novembre.

Des chiffres aussitôt tempérés par le porte-parole de l'Afsca, Jean-Paul Denuit: ne portant que sur les 10 premiers mois de 2013: «Ils ne sont pas représentatifs, il faut attendre les chiffres complets pour pouvoir faire une réelle comparaison». Selon lui, la tendance serait d’ailleurs à l’amélioration dans d’autres secteurs, notamment la boucherie.

Soit… mais deux jours plus tard, jeudi 21 novembre, c’est à une autre attaque médiatique qu’a dû faire face l’Afsca. Moins alléchant qu’une friterie, c’est un rapport de la Commission européenne qui en est la cause: rédigé suite à une inspection menée en début d’année auprès de l’agence, il évoque une affaire de fraude par une entreprise laitière belge, qui aurait exporté, en connaissance de cause, du lait contaminé aux salmonelles.

Une amende pas trop méchante

Une fois mise au courant via le système européen RASFF, l’entreprise s’est vue infliger, par l’Afsca, une amende de… 1.250 euros! Une sanction «pas proportionnée», euphémisent les experts de la Commission. Dans un communiqué, l’agence indique avoir aussi interrompu la certification à l’exportation «en attendant que toutes les garanties soient données sur la sécurité du produit», mesure «bien plus pénalisante qu’une quelconque amende administrative».

Comme un malheur n’arrive jamais seul, la chaîne flamande VRT Nieuws révélait le même jour (jeudi 21) un courrier de l’administrateur délégué de l’Afsca, Gil Houins, adressé au Premier ministre Elio Di Rupo, dans lequel il s’érige contre de futures coupes budgétaires pour l’agence. Evoquant même un risque d’un «shutdown»… dont les friteries pourraient pâtir pour de bon.



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