Belgique: les «Suédois» relancent le nucléaire

Le 17 septembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les deux plus vieux réacteurs de Doel pourraient en prendre pour 10 ans de plus.
Les deux plus vieux réacteurs de Doel pourraient en prendre pour 10 ans de plus.

Annoncées fin août par le gestionnaire belge de réseau du transport d’électricité, les menaces de pénurie de courant ont produit leur effet. Notamment auprès des politiques qui tentent, depuis plusieurs mois, de former un nouveau gouvernement fédéral.

Selon la presse belge, les négociateurs ont acté, dans la nuit du 16 au 17 septembre, la prolongation pour 10 ans de la durée de vie des tranches 1 et 2 de la centrale nucléaire de Doel. D’une capacité de 400 mégawatts électriques, ces deux réacteurs à eau sous pression sont entrés en service, respectivement, en 1974 et 1975.

Changer la loi

Un détail en dit long sur la panique ambiante: les dirigeants des partis appelés à former la coalition «suédoise» qui devrait gouverner n’ont pas consulté l’autorité de sûreté belge . Or, loi sur la sortie du nucléaire oblige, les deux réacteurs devaient cesser leur activité en 2015. Le prochain gouvernement devra donc modifier la législation dès son installation.

Mais cela ne suffira probablement pas. Dans un communiqué mis en ligne le 12 septembre, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) pose ses conditions avant d’entériner cette possible «exploitation à long terme». Elle rappelle notamment que les deux tranches devront subir une nouvelle visite décennale avant de poursuivre leur fonctionnement. Electrabel (groupe GDF Suez), leur exploitant, devra aussi procéder à de coûteux travaux de mise aux normes «post-Fukushima», comme EDF en France.

600 millions d'euros

Selon l’ancien secrétaire d'Etat à l'énergie écologiste Olivier Deleuze, le montant du ripolinage pourrait atteindre 600 millions d’euros. A quoi Electrabel devra ajouter la taxe sur la rente nucléaire. Une rente qui, outre-Quiévrain, se réduit comme peau de chagrin. Actuellement, trois des sept réacteurs nucléaires belges sont à l’arrêt pour des problèmes techniques.



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