Belgique: la facture de l’éolien marin est salée pour Elia

Le 03 mars 2010 par Valéry Laramée
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La Commission belge de régulation de l’électricité et du gaz (Creg, le régulateur fédéral de l’énergie, ndlr) est formelle: l’éolien offshore belge sera hors de prix. La faute à la réglementation et au régionalisme qui prévaut dans le pays. Dans une étude, dont La Libre Belgique a révélé le 1er mars les principaux enseignements, la Creg estime à 100 millions d’euros le coût annuel pour la collectivité du fonctionnement du premier parc éolien en mer du royaume. Exploité par C-Power (filiale à 50% d’EDF Energies nouvelles), le parc du Thorntonbank compte aujourd’hui 5 turbines de 5 mégawatts (MW) chacune. Construites par RE Power, ces machines géantes produisent environ 70 gigawattheures par an. Cette électricité Verte donne lieu à l’émission de certificats d’électricité renouvelable (les certificats verts) qui doivent être rachetés à C-Power par le gestionnaire fédéral des réseaux de transport, Elia. A charge pour ce dernier de les revendre sur le marché pour rentrer dans ses frais. Selon la Creg, Elia débourse ainsi une centaine de millions € par an. En pure perte! En effet, explique le quotidien bruxellois, aucun des trois régulateurs régionaux de l’énergie ne reconnaît la valeur des certificats verts «fédéraux». Elia se retrouve donc avec de la monnaie de singe. Et cela ne devrait pas s’arrêter de sitôt. C-Power prévoit de mettre en service 55 autres éoliennes d’ici 2015. Et 5 autres parcs, représentant une puissance globale de plus de 1.800 MW devraient être connectés d’ici 2018.


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