Beijing veut réduire les impacts des 3 Trois Gorges

Le 20 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est une première en Chine. En milieu de semaine, le gouvernement chinois a annoncé dans un communiqué qu’il allait engager un programme de réhabilitation de l’environnement du gigantesque barrage des Trois Gorges.
 
A tous égards, l’ouvrage est hors normes. Inauguré en 2007, après une quinzaine d’années de travaux, ce barrage «poids» affiche 27 millions de tonnes sur la balance. Son réservoir contient une quarantaine de kilomètres cubes d’eau du Yangtsé. Dotée de 26 turbines, sa centrale hydroélectrique a produit, entre 2003 et 2010, 440 térawattheures d’électricité (dont 84 TWh en 2010).
 
Parallèlement, bon nombre de craintes exprimées par les opposants au plus gros barrage du monde se sont vérifiées. Outre le fait que 1,24 million de personnes ont été déplacées pour permettre sa construction et sa mise en eau, son réservoir est souvent maculé par de véritables archipels de déchets ou d’algues. Réduisant la capacité de production des turbines.
 
En amont, des berges se sont effondrées. Faisant resurgir les craintes de séismes et de glissements de terrain que pourrait provoquer la masse d’eau du réservoir.
 
En aval, la demande en eau pour l’alimentation et l’irrigation ont augmenté, ces dernières années. Or, la Chine est confrontée (et le barrage n’est pas seul responsable) à l’une des pires sécheresses de ces 50 dernières années. Le trafic fluvial est interrompu. Et 400.000 personnes, vivant dans la province de Hubei, n’ont plus accès à l’eau potable depuis quelques semaines.
 
A la demande du gouvernement central, l’exploitant procède à de nombreux lâchers d’eau. Selon Xinhua, 400 millions de mètres cubes ont été rejetées, entre le 7 et le 10 mai. Et de nouveaux lâchers ont été effectués au milieu du mois.
 
Dans son communiqué, le gouvernement chinois annonce vouloir réparer «les détériorations environnementales» causées par le barrage d’ici 2020. Beijing se donne donc peu de temps pour améliorer la gestion de l’eau, conforter les rives et diminuer le risque sismique. Il entend aussi réduire la pollution de l’eau, dans 8 provinces situées en amont.
 
Le pouvoir central veut aussi améliorer les conditions de vie des personnes déplacées.
 
En attendant, 6 nouvelles turbines seront mises en service d’ici 2012.


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