Beijing lance la construction d'un réacteur à boulets

Le 23 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Il faut plus d’un tsunami pour arrêter le programme nucléaire de l’Empire du milieu. Comme prévu dans les plans quinquennaux, Huaneng Nuclear Power Development (HNPD) a annoncé, mardi 22 mars, le prochain démarrage de la construction du premier réacteur à haute température chinois (HTR).

 

Cette annonce, faite par Cui Shaozhang l’un des dirigeants de HNPD, a de quoi surprendre. Car elle contredit la décision gouvernementale, du 16 mars, de ne pas autoriser la construction de nouvelles centrales tant que la revue de sûreté des projets n’aura pas été faite.

 

Etudiée et testée depuis les années 1960, la technologie des HTR diffère sensiblement des réacteurs à eau sous pression (REP) que nous connaissons en France. Ils utilisent l’hélium comme fluide caloporteur et du graphite comme modérateur (les REP utilisent l’eau pour les deux fonctions). Le combustible se présente sous la forme de petits boulets, composés de poudre de combustible enrobée de plusieurs couches de céramique ou de graphite.

 

Les derniers prototypes, étudiés par Areva et General Atomics, ont la particularité d’évacuer la puissance résiduelle par conduction et par rayonnement thermique entre la cuve métallique et le circuit de refroidissement.

 

Réputé très sûr (système de refroidissement passif, peu de rejets possibles en cas d’accident, pas de formation d’hydrogène en cas de surchauffe) et modulaire, le HTR est aussi conçu pour être utilisé en cogénération. Il peut non seulement produire du courant mais aussi de la vapeur de qualité industrielle.

 

Après une dizaine d’années de développement, le HTR a failli être construit à l’échelle industrielle en Afrique du Sud. Mais ce projet de PBMR a été abandonné par Eskom (l’électricien local) en 2010, faute d’argent.

 

La Chine reprend donc le flambeau. Le futur réacteur sera bâti à Rongcheng, dans la province du Shandong. D’une puissance de 210 mégawatts électriques (MWe), il sera construit pour Huaneng Nuclear Power Development, filiale nucléaire de China Huaneng Group, le plus gros électricien chinois, en collaboration avec l’université de Tsinghua.



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