Bâtiments: enfin un label très basse consommation

Le 23 octobre 2006 par Claire Avignon
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L’administration centrale prépare actuellement un nouveau label très basse consommation énergétique dans le bâtiment. Une nouveauté qui risque de bouleverser le monde des labels, encore peu ambitieux.

Le label Haute performance énergétique (HPE) correspond à une diminution de 10% par rapport à la consommation de référence de la réglementation thermique (RT) 2005, qui établit une consommation entre 80 et 205 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an (kWh/m2/an) (1). Quant à la Très haute performance énergétique (THPE), elle exige une baisse de 20% par rapport aux mêmes consommations de référence. Les autres labels, type Haute qualité environnementale, ou encore Habitat et environnement, affichent des objectifs énergétiques similaires. Or, les exemples allemands (Passiv Haus) et suisses (Minergie) montrent que l'on peut atteindre, avec le savoir-faire actuel, une consommation comprise entre 30 et 45 kWh/m2/an.

Autant dire que, malgré les opérations publicitaires autour des labels français, ces derniers restent un effort mineur consenti par le secteur de la construction. A l'instar de Bouygues immobilier qui s'est engagé le 19 octobre à certifier Habitat et environnement la totalité de ses programmes de logements en France.

Les choses pourraient évoluer d'ici la fin de l'année avec l'intégration de trois nouveaux niveaux dans l'arrêté qui fixe les conditions d'attribution des labels HPE et THPE (2). «Tout n'est pas fixé, mais nous voudrions créer des labels qui poussent les maîtres d'ouvrage à faire mieux, notamment en intégrant toujours plus d'énergies renouvelables (ENR)», explique Alain Jacq, directeur adjoint à la Direction générale de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction (DGUHC).

Deux niveaux intermédiaires associeraient la diminution de la consommation d'énergie, entre 30 à 40% inférieure aux consommations de référence, et l'obligation d'utiliser des ENR. L'un des deux labels porterait plus précisément sur l'utilisation du bois.

Et enfin, attendu depuis longtemps, un label Très basse consommation énergétique serait créé. Pour l'instant, il est question de fixer le curseur à 50 kWh/m2/an. «Mais il pourrait y avoir trois zones comme dans la RT, précise Alain Jacq. 50 kWh/m2/an serait le maximum autorisé dans la zone la plus froide.»

Quant aux organismes chargés de la certification, rien n'a encore été décidé. Actuellement, Qualitel et Promotelec occupent le marché. Mais c'est avant tout Effinergie qui oeuvre depuis plusieurs mois pour la création d'un label national. Cette association réunit de nombreux acteurs, dont le collectif Isolons la terre, Banque populaire, la Caisse des dépôts et consignations et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), ainsi que les conseils régionaux Alsace, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, et Rhône-Alpes.

Ce dernier montre déjà l'exemple, puisqu'il a annoncé, le 19 octobre, avoir lancé un appel à projets pour les particuliers, afin qu'ils construisent ou rénovent leur logement individuel. L'objectif est d'atteindre 50 kWh/m2/an pour l'habitat neuf, et 60 kWh/m2/an pour l'ancien.



(1) Selon le type de chauffage (combustibles ou électricité) et la situation géographique du bâtiment

(2) arrêté du 27 juillet 2006, relatif au contenu et aux conditions d'attribution du label Haute performance énergétique





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