Bâtiment: de nouvelles ambitions

Le 01 avril 2005 par Claire Avignon
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Lors de la rencontre recherche de l'Ademe du 30 mars sur les innovations et les technologies de demain en matière d'énergie et d'environnement, le secteur du bâtiment a proposé des solutions pour réduire par quatre ses émissions de gaz à effet de serre. Un pari encore loin d'être gagné.

Un changement de rythme semble toucher aujourd'hui le monde du bâtiment. Et pour cause. Avec un taux de renouvellement du parc de 1% par an, c'est dès aujourd'hui que les acteurs doivent se mobiliser pour atteindre une division par quatre des émissions de CO2 pour 2050, l'objectif avancé par l'Union européenne. «Les efforts doivent porter à la fois sur le neuf et sur l'ancien, prévient Alain Maugard, président du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Les pouvoirs politiques se concentrent actuellement sur l'existant, oublié pendant de nombreuses années. Mais avec un renouvellement de 1% par an, on aura un parc "neuf" dans 100 ans, il faut le prendre en compte.»

Les solutions existent déjà, comme le témoigne la ville allemande de Freiburg, située près de l'Alsace et de la Suisse. Son conseil municipal a décidé de mettre en place une politique énergétique dès 1986 et a créé plusieurs quartiers avec des innovations technologiques. «En se concentrant sur l'isolation, le vitrage et la ventilation mécanique contrôlée (VMC), on arrive à d'excellents résultats, sans même avoir recours à l'énergie solaire», assure Jürgen Hartwig, architecte et directeur du Freiburg Futour, société spécialisée dans l'efficacité énergétique. De son côté, Alain Maugard croit beaucoup au bâtiment à énergie positive. «Il faut changer de paradigme, pour que les habitants passent d'une situation de consommateurs d'énergie à celle de producteurs.»

Les freins à cette révolution semblent de deux ordres: l'importance des investissements et la formation des acteurs du bâtiment. «Il faudrait un changement d'échelle, estime Alain Maugard. En consacrant 10 fois plus d'argent au bâtiment, on pourrait améliorer l'organisation et faire des progrès significatifs.» Quant à la formation, «de gros efforts sont encore à faire», estime Virginie Schwarz, directrice Energie, air, bruit à l'Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie (Ademe). Du côté des architectes, comme du côté des artisans et des électriciens.




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