Barrage de Sivens: les travaux sont suspendus

Le 29 octobre 2014 par Stéphanie Senet
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Thierry Carcenac, président du conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du très controversé barrage de Sivens
Thierry Carcenac, président du conseil général du Tarn, maître d'ouvrage du très controversé barrage de Sivens

Après la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse et la publication du rapport à charge du ministère de l’écologie, la réaction du conseil général du Tarn, maître d’ouvrage du projet de barrage de Sivens, s’est fait attendre. Elle est enfin tombée, le 28 octobre au soir, sur la chaîne de télévision Public Sénat. Le président du conseil général Thierry Carcenac y a affirmé qu’il était favorable à la suspension des travaux pour restaurer le débat. Une décision qui pourrait être officialisée le 31 octobre lors d’une réunion extraordinaire de l’assemblée délibérante.

«C’est une sage décision», a brièvement commenté la ministre de l’écologie Ségolène Royal, ajoutant qu’elle allait «organiser une réunion» avec les parties prenantes le 4 novembre.

«Si les conseillers généraux ne votaient pas la suspension des travaux, vendredi, cela reviendrait à tenter un deuxième passage en force en s’asseyant cette fois sur le rapport  du ministère», a prévenu Ben Lefetey, porte-parole du Collectif de sauvegarde de la zone humide du Testet, qui a formulé dès septembre 2013 des critiques similaires à celles du rapport du CGEDD[1], publié le 27 octobre.

Pour l’association, il est temps de réunir tous les acteurs concernés pour travailler aux alternatives au barrage. Au-delà des solutions préconisées par les experts (notamment une réduction du volume d’irrigation), «le débat doit inclure les alternatives proposées par les opposants ainsi que par les agriculteurs du bassin du Tescou», demande le porte-parole.

Au-delà de la suspension des travaux, se pose la question principale: quelle suite sera donnée au projet? Dans un communiqué, le conseil général maintient l’idée d’un barrage revu à la lumière des critiques des experts du ministère. «Cette réalisation n’est pas remise en cause mais des adaptations sont demandées par le rapport d’expertise.» «Les préconisations portant sur une nouvelle répartition des volumes en eau, une amélioration des mesures de compensation environnementales, des conditions de gestion et de tarification clarifiées seront prises en compte par la collectivité», a-t-il ajouté. Sans laisser davantage de place à un nouveau débat.

 



[1] Conseil général de l’environnement et du développement durable

 



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