Banques: un peu moins d’argent pour les fossiles

Le 23 juin 2017 par Romain Loury
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Exploitation de sables bitumineux
Exploitation de sables bitumineux

Les grandes banques ont diminué leurs investissements dans les énergies fossiles de 22% entre 2015 et 2016, révèle un rapport publié par plusieurs associations (Rainforest Action Network, Banktrack, Sierra Club, Oilchange). Des efforts loin d’être partagés par toutes.

Est-ce un effet de l’Accord de Paris, signé en décembre 2015? En 2016, les investissements des 37 plus grandes banques mondiales dans les énergies fossiles dites «extrêmes» (charbon, pétrole issu des sables bitumineux, de forages dans l’Arctique ou de l’offshore ultraprofond, etc.)  sont passés à 87 milliards de dollars, contre 111 milliards de dollars en 2015 –année où ils avaient fortement augmenté par rapport à 2014 et ses 92 milliards de dollars.

Sur la période 2014-16, c’est la Bank of China (22,1 milliards de dollars) qui a le plus investi dans ces secteurs, suivie par la China Construction Bank (21,1 milliards) et JPMorgan Chase (20 milliards). Cocorico ou pas, la première banque française arrive en 15ème position (BNP Paribas, 7,8 milliards de dollars), devant la Société générale (19ème, 6,1 milliards de dollars) et le Crédit agricole (25ème, 3,7 milliards).

Une hausse pour 12 banques

Toutes n’ont pas freiné leurs investissements, loin de là: aveugles à l’Accord de Paris, 12 de ces 37 banques ont augmenté leurs investissements en 2016 par rapport à 2015. Parmi elles, la Bank of America (+24,7%), Barclays (+15,3%), la China Construction Bank (+9,6%), JPMorgan Chase (+4%). Côté français, BNP Paribas (-10%) et la Société générale (-58%) ont freiné, tandis le Crédit agricole reste à un niveau stable.

Sans surprise, Royal Bank of Canada arrive en tête pour les sables bitumineux -exploités dans le pays-, tandis que JPMorgan Chase et la Bank America sont leaders sur l’offshore ultraprofond. La Deutsche Bank est en revanche la première banque pour les forages arctiques. Du moins sur l’ensemble de la période 2014-2016: en 2016, elle a été doublée par BNP Paribas (227 millions de dollars, contre 208 millions de dollars).

Sur les mines de charbon, la Bank of China et la China Construction Bank mènent la course largement en tête (26,9 milliards de dollars à elles deux sur 2014-16, pour un total de 57,9 milliards). A 575 millions de dollars sur cette période, BNP Paribas arrive huitième, devant le Crédit agricole (11ème, 446 millions) et la Société générale (14ème, 373 millions).



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