Baleines : pas d’accord à la CBI

Le 24 juin 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le huis clos n’aura pas été suffisant. Après deux jours de tractations à l’abri des regards indiscrets, les 88 délégués nationaux de la Commission baleinière internationale (CBI) n’ont pu se mettre d’accord sur le protocole proposé par son président, Anthony Liverpool.


Depuis trois ans, la CBI essaie de faire accepter une idée américaine tentant de concilier les intérêts des pays baleiniers (Japon, Islande, Norvège) et ceux des anti-baleiniers (Royaume-Uni, Australie, ONG). Dans son principe, le projet américain aurait fixé, pour 10 ans, de faibles quotas révisables aux trois pays. Ceux-ci s’engageant, de leur côté, à participer activement à la lutte contre le trafic de viande de baleine. Mais devant l’intransigeance de l’Australie et du Royaume-Uni, aucun accord n’a pu être trouvé entre les parties.


Le projet ne sera donc plus discuté au sein de la CBI avant un an. Mais cela ne constitue qu’une demi-victoire pour les défenseurs des cétacés. Certes, le moratoire sur la chasse commerciale, établit il y a 24 ans, se poursuit. Mais il ne sera pas respecté par les pays baleiniers qui estiment pratiquer une chasse « scientifique ». « Bien sûr, le moratoire va continuer. Mais nous ne devons pas oublier que le Japon, l’Islande et la Norvège vont continuer de chasser sans craindre de sanction dela CBI. Etque c’est cela qui doit changer  », résume le ministre britannique de l’environnement marin, Richard Benyon. Chaque année, un bon millier de rorquals et autres mysticètes continueront donc d’être harponnés « au nom de la science » en attendant que les diplomates se mettent d’accord.



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