Baisser la teneur en particules diminue la mortalité

Le 17 mars 2006 par Claire Avignon
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Prenant le contre-pied de la plupart des études scientifiques actuelles, des chercheurs de l’Ecole de santé publique d’Harvard ont mesuré l’impact sanitaire de la réduction des émissions de particules fines.

Diminuer les concentrations en particules fines (PM-2,5) signifie un risque de mortalité réduit. Des chercheurs de Harvard viennent de le démontrer dans un article paru dans le numéro du 15 mars de la revue Respiratory and critical care medicine. «La mortalité est réduite en moyenne de 3% pour chaque réduction d'un microgramme par mètre cube (µg/m3) du taux de PM-2,5. Ce pourcentage correspond approximativement à 75.000 morts en moins par an aux Etats-Unis», explique un communiqué de l'Ecole de santé publique de Harvard. Cette baisse de mortalité a principalement été observée dans les cas de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, mais pas dans celui des cancers du poumon.

Jusqu'à présent, les scientifiques ne savaient pas encore à quel point l'exposition à long terme avait, ou non, de l'importance. Si oui, «les changements tardifs dans l'exposition auraient peu d'effet sur la survie, voire aucun, explique dans un communiqué la chercheuse néerlandaise Bert Brunekreef qui compare cette exposition à celle du tabac. Ces travaux suggèrent une autre dynamique, c'est-à-dire que les expositions récentes ont de l'importance.»

Cette recherche a été menée dans le cadre d'un programme nommé Harvard six cities study, sur l'évaluation des effets de la pollution sur les adultes dans les années 1970 et 1980. 8.100 personnes (1) ont participé à cette recherche, résidant à Watertown (Massachusetts), Kingston et Harriman (Tennessee), Saint-Louis (Missouri), Steubenville (Ohio), Portage, Wyocena et Pardeeville (Wisconsin) et Topeka (Kansas). Les teneurs annuelles en PM-2,5 ont diminué entre 7 et 1 µg/m3 dans le cas de Steubenville, Saint-Louis, Watertown, Harriman, Portage et Topeka.

L'Agence de protection de l'environnement (EPA), qui a soutenu ce programme, devrait tenir compte de cette étude lors de l'établissement de la nouvelle norme sur les particules fines attendue pour septembre prochain.



(1) Les chercheurs ont précisé que les participants étaient tous blancs




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