Baisse de la production d’électricité française

Le 15 février 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les centrales nucléaires françaises ont réduit de 8% leur production entre 2015 et 2016.
Les centrales nucléaires françaises ont réduit de 8% leur production entre 2015 et 2016.
VLDT

La production baisse de plus de 2%. La consommation reste stable.

Décidément, le secteur électrique tricolore a été à la peine, l’an passé. Après les mauvais résultats d’EDF, c’était au tour de RTE de présenter, ce mercredi 15 février, le bilan électrique de l’année.

En raison des nombreux arrêts de tranches nucléaires de l’opérateur historique, la production d’électrons a baissé de 2,8% par rapport à 2015, s’établissant à 531,3 térawattheures (TWh). Si les 19 centrales nucléaires ont réduit de près de 8% leur activité, d’autres sources de production s’en tirent nettement mieux.

Une bonne année pluvieuse

Globalement, les énergies renouvelables ont accru leur production de 4,8%, couvrant près de 20% de la consommation d’électricité française. L’hydroélectricité a notamment bénéficié de conditions météorologiques favorables. Ce qui a permis aux barrages d’injecter 63,9 TWh, soit +8,2% de mieux qu’en 2015. Moins venteuse qu’en 2015, l’année passée a vu une petite baisse du productible éolien: 20,7 TWh, soit -1,8%. La production photovoltaïque a, en revanche, dépassé les 8 TWh: un chiffre en hausse de 11,3% en un an.

Hausse des capacités vertes

La météo n’est pas tout. Le parc de production vert a fortement progressé: + 13% pour l’éolien, +9% pour le solaire, +12% pour la biomasse. Au total, la capacité du parc a progressé de 1.700 mégawatts (MW) (+1,3%). De quoi compenser la réduction du parc thermique à flamme (-2,2%), et notamment du parc fioul qui observe une baisse de 16% (-1.359 MW).

Le solde des échanges transfrontaliers de la France reste exportateur avec 39,1 TWh, malgré une baisse de 36,6% en 2016. Durant le dernier trimestre, les importations de la France augmentent, avec, pour la première fois depuis février 2012, un solde d’échanges légèrement importateur au mois de décembre.

La consommation brute s’établit à 483 TWh, soit 1,5% de plus que l’année précédente, une hausse en partie liée à des températures moyennes plus froides sur l’année. Corrigée des aléas climatiques, la consommation française reste stable (473 TWh), pour la 6e année consécutive.



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