AZF: fin des plaidoiries des avocats des parties civiles

Le 07 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le procès AZF compte 2500 parties civiles.
Le procès AZF compte 2500 parties civiles.

Les derniers avocats de plus de 2.500 parties civiles au procès d'appel de l'explosion de l'usine AZF ont bouclé ce mercredi 7 mars une semaine de plaidoiries en affirmant que les «défaillances organisationnelles» de l'industriel avaient causé la catastrophe du 21 septembre 2001.

Ce procès marathon débuté le 3 novembre se terminera mi-mars après une journée entière de réquisitoire de l'avocat général vendredi, puis trois jours de plaidoirie des défenseurs de Grande Paroisse (groupe Total), propriétaire d'AZF, et de l'ex-directeur de l'usine Serge Biechlin.

Les prévenus sont poursuivis pour homicides involontaires, l'accusation estimant avec les experts judiciaires que des négligences ont permis la rencontre de deux produits incompatibles, le DCCNa (chlore pour piscine) et le nitrate d'ammonium (engrais ou explosif minier) stocké dans le hangar 221, dont l'explosion a fait 31 morts et des milliers de blessés.

Ils ont été relaxés en première instance en novembre 2009, faute de preuve matérielle. Le parquet a immédiatement fait appel mais la défense ne cesse de répéter que cette piste chimique est «impossible», tout comme l'association d'anciens salariés Mémoire et solidarité, également partie civile.

Après plusieurs dizaines d'avocats de parties civiles, Alain Levy a été le dernier à plaider, pour le compte de salariés d'EDF-GDF voisins d'AZF.

Selon l'avocat, «la désorganisation» dans l'entreprise a permis que des sacs de déchets soient mélangés alors qu'une «barrière immatérielle devait empêcher ce croisement», puis conduits, «en sens interdit», jusqu'au hangar 221 pour y être déversés, 20 minutes avant l'explosion.

Alain Levy a dénoncé au moins 10 «fautes et négligences», dont «l'absence d'étude de danger concernant le hangar 221, l'absence de consignes d'exploitation écrites données aux sous-traitants, des fautes caractérisées, voire délibérées, qui engagent la responsabilité pénale» des prévenus.

Selon lui, ce sont des «causes directes» de la catastrophe, même en l'absence de preuve matérielle du mélange malencontreux.



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