Aviation: un accord international sera difficile

Le 18 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
L'OACI n'est pas motrice.
L'OACI n'est pas motrice.

Les négociations pour réduire les émissions de CO2 des avions dans le cadre d'un accord international vont être difficiles, a reconnu lundi 17 décembre la commissaire européenne chargée du climat, Connie Hedegaard.??

La première réunion du groupe de haut niveau créé dans le cadre de l'Organisation de l'aviation civile (OACI) a eu lieu la semaine dernière à Montréal et a été extrêmement constructive, a-t-elle indiqué au cours d'un point de presse à l'issue d'une réunion avec les ministres européens de l'environnement.?? «Mais ce ne sera pas une promenade de santé pour amener l'OACI là où nous voulons l'amener l'année prochaine, a-t-elle commenté. Nous n'y sommes pas encore et il faudra beaucoup travailler.»??

Une nouvelle réunion de ce groupe de haut niveau est prévue en janvier, et le calendrier prévoit des réunions pratiquement une fois par mois, a-t-elle précisé.?? Bruxelles cherche à arracher un accord international à la prochaine assemblée générale de l'OACI.

Pour ce faire, Connie Hedegaard a proposé en novembre de geler jusqu'à l'automne 2013 la participation dans l’ETS des compagnies opérant des vols transcontinentaux à destination ou au départ de l'UE [JDLE].?? «J'ai proposé d'arrêter les pendules, car nous avons des signes qu'un accord peut être conclu au niveau international», a expliqué Connie Hedegaard.

«Mais que les choses soient claires, si aucun accord n'est trouvé à cette date (à l'automne 2013), nous repartirons au point où nous étions. Il n'y aura pas de nouvelle proposition», a-t-elle averti.?? Seuls les vols intercontinentaux sont concernés par le gel. Les vols dans le ciel européen sont toujours assujettis à la directive Quotas, a souligné la Commission.??

Entrée en vigueur le 1er janvier 2012, cette directive (révisée) oblige les compagnies aériennes opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.?? 26 des 36 membres de l'OACI, dont la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et la Russie, se sont opposés à cette obligation.

??La tonne de CO2 actuellement négociée sur l'ETS vaut 7 euros.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus