Avancées de l'action sur les sites pollués au plomb

Le 30 juin 2005 par Christine Sévillano
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L'action des autorités sur les sites pollués au plomb, menée dans le cadre de la prévention des risques sanitaires, avance correctement pour les sites encore en activité. Moins bien pour les plus anciennes installations.

Une circulaire du ministère chargé de l'environnement, non publiée, du 26 novembre 2004 précise le rôle de l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) pour mettre en oeuvre l'action nationale sur les sites pollués au plomb. Il s'agit d'un plan pluriannuel commencé l'an dernier qui s'inscrit dans le cadre du Plan national santé-environnement pour prévenir les risques sanitaires liés au plomb. Il concerne les industries qui rejettent des métaux lourds comme les fonderies, les aciéries ou les usines d'incinération. «En général, on trouve du plomb sur le sol de ces ICPE, mais tout l'enjeu porte sur la possibilité de réenvol des poussières de plomb que personne ne parvient réellement à maîtriser et l'ingestion probable par la population à proximité immédiate», explique Thomas Joindot, chef du bureau pollution et des sols au ministère chargé de l'environnement.

L'année 2004 devait être marqué par la première phase du plan qui consistait à recenser l'ensemble des sites industriels en activité ou récemment arrêtés pouvant présenter une pollution au plomb. Cette année, les autorités attendent des exploitants concernés les diagnostics. Sur les 432 premiers sites recensés, déjà 256 diagnostics ont été réalisés et 104 actions correctives décidées. «En effet, en fonction des teneurs en plomb relevées dans les diagnostics, nous pouvons demander des études approfondies et des actions correctives», poursuit Thomas Joindot. Les aménagements à réaliser pour les exploitants peuvent être minimes, ou plus imposants comme cela a déjà été le cas sur le site de Tréfimétaux à Couëron (Loire-Atlantique). L'exploitant a dû stabiliser les terres à certains endroits pour éviter l'envol de poussières de plomb. A d'autres endroits, il a dû enlever la terre et la remplacer par de la terre propre. Il est difficile de dire avec précision quand le site est affecté par une pollution au plomb ou non. «Nous envisageons chaque situation différemment, mais il est vrai que si nous trouvons des concentrations de l'ordre de 100 milligrammes par kilogramme (mg/kg), cela ne pose pas vraiment de problème. Alors que des teneurs de l'ordre de 500 mg/kg vont certainement nous faire réagir», affirme le chef du bureau pollution.

La première phase devrait se terminer à la fin de cette année, la deuxième doit porter sur les installations des sites en inactivité depuis longtemps. « L'action est plus longue à mener car nous devons utiliser la base de données Basias sur les anciens sites industriels: étant donné l'ancienneté des informations, il nous manque des critères pour sortir une liste affinée des sites qui présenteraient des teneurs en plomb», conclut Thomas Joindot. L'action sur les anciens sites devrait donc se prolonger jusqu'en 2006 ou 2007.


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