Aux USA, les liquides de fracturation bientôt transportés par barges

Le 06 novembre 2013 par Marine Jobert
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Transport d'eau contaminée par voie d'eau.
Transport d'eau contaminée par voie d'eau.
Tim Kiser / Wikimedia Commons

Tout le monde a droit à une croisière, même l’eau utilisée pour fracturer la roche et extraire du pétrole et du gaz de schiste du sous-sol américain! Les garde-côtes américains soumettent à consultation jusqu’à la fin du moins de novembre une réglementation visant à autoriser des barges remplies d’eau souillée d’additifs chimiques, de métaux lourds et d’éléments radioactifs (remontés après les opérations de fracturation hydraulique), à emprunter les voies d’eau du pays pour être retraitées ou stockées ailleurs. Une alternative moins onéreuse à la route ou au rail et moins hasardeuse au plan géologique que l’injection profonde, qui provoque des séismes.

 

Les liquides de fracturation sont tout à la fois un fardeau et un cadeau. Car les centaines de millions de mètres cubes d’eau qui remontent à la surface après les opérations de fracturation nécessitent un traitement coûteux, mais génèrent également une activité économique lucrative. Les gisements de Pennsylvanie pourraient alimenter les industries de retraitement de l’Ohio, du Texas ou de Louisiane. La question en suspens, c’est celle de l’encadrement réglementaire de ces activités. En l’état, le texte prévoit que l’industriel devra réaliser une analyse de l’eau transportée sur un certain nombre de critères (pH, sels, mercure, aluminium, arsenic, benzène, etc. et les éléments radioactifs comme le baryum, le cadmium ou les radium 226 et 228[1]). L’accumulation de dépôts radioactifs sera également surveillée, afin d’assurer la sécurité des travailleurs. La composition des produits chimiques utilisés pour améliorer le «fracking» restera couverte par le secret industriel.

 

Plusieurs associations écologistes s’inquiètent des conséquences immédiates et massives d’une fuite sur une barge. Les industriels répliquent qu’il s’agit du mode de transport le plus sûr.

 

 

Un canton suisse dit non au gaz de schiste
Les députés neuchâtelois ont accepté une motion de la commune de Val-de-Travers (11.000 habitants) interdisant la prospection, ainsi que l'exploitation de gisements d'hydrocarbures non conventionnels, notamment le gaz de schiste, dans le sous-sol neuchâtelois. Un groupe britannique souhaite réaliser un forage exploratoire à proximité.

 

 


[1] Dont les niveaux sont élevés dans les Marcellus Shales.

 



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