Aux Seychelles, le changement climatique menace les tortues

Le 12 mars 2012 par Stéphanie Senet
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La tortue Aldabra fait partie des espèces menacées aux Seychelles
La tortue Aldabra fait partie des espèces menacées aux Seychelles

Des experts du climat détaillent les menaces que présente le dérèglement climatique sur plusieurs espèces de tortues vivant aux Seychelles, et en particulier la tortue Aldabra, la plus grosse tortue terrestre au monde.

Rolph Payet, un spécialiste international du climat vivant dans l’archipel, note que le changement climatique provoque une multiplication des orages, des marées plus fortes, une érosion des côtes, et la destruction des barrières de corail dont la fonction est essentielle puisqu’elles assurent de la nourriture aux poissons et protègent les côtes des vagues.

«Il y a aux Seychelles toute une série d’animaux en danger, depuis les tortues qui viennent pondre sur nos plages jusqu’aux crapauds des montagnes, en passant par certains oiseaux comme le perroquet noir, une espèce endémique», explique-t-il.

Classées comme vulnérables par l’Union internationale pour la conservation de la nature, les tortues Aldabra (Aldabrachelys gigantea gigantea) ne sont pas les seules en danger. Les tortues imbriquées (Eretmochelys imbricata) sont aussi concernées, selon l’association de protection de la vie marine des Seychelles. «Le changement climatique ajoute un nouveau danger pour cette tortue, qui a la particularité de donner naissance à des femelles si les œufs sont trop exposés au soleil, ce qui menace la reproduction de l’espèce», précise David Rowat, de l’association.

Par ailleurs, cette espèce de tortue marine pond dans le sable, mais les orages étant plus nombreux, les risques de voir des portées de tortues emportées par la mer s’avèrent plus importants. Pour l’heure, l’association place les œufs qu’elle trouve au-dessus du niveau de la marée haute, «mais cela ne suffit pas forcément à les protéger en cas de brusque montée des eaux», s’inquiète le spécialiste.

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a accordé aux Seychelles 8,7 millions de dollars (6,6 millions d’euros) pour l’aider à s’adapter aux changements climatiques en 2012. Une partie de l’enveloppe servira à protéger la population, qui compte 85.000 habitants répartis sur 115 îles. Une autre sera destinée à la faune et à la flore. «Nous envisageons plusieurs pistes comme la mise en place de poteaux de bois pour protéger la côte, la plantation d’arbres pour lutter contre l’érosion, la réimplantation de corail ou la transplantation d’un corail plus résistant», liste Rolph Payet.



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