Aux Etats-Unis, moins de mercure dans le poisson

Le 22 juillet 2015 par Romain Loury
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Le tassergal se dépollue
Le tassergal se dépollue
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Du fait d’un moindre recours au charbon, les émissions étatsuniennes de mercure ont fortement diminué ces dernières décennies. Conséquence, les poissons de l’Atlantique ont vu leur teneur de cet métal lourd baisser de près de moitié depuis les années 1970, révèle une étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology.

Enfin quelques bonnes nouvelles en provenance de la mer: selon l’étude publiée par l’équipe de Richard Barber, du Marine Laboratory de l’université de Duke (Caroline du Nord), le tassergal (Pomatomus saltatrix), poisson grand prédateur de la côte atlantique des Etats-Unis, a vu sa teneur en mercure baisser de 43% entre 1972 et 2011, probablement du fait d’un moindre recours au charbon.

Les chercheurs ont analysé des poissons pêchés en 2011 au large de la Caroline du Nord, les comparant avec des échantillons de la même espèce, analysés depuis le début des années 1970. La baisse paraît constante, d’environ 10% par décennie, quelle que soit la taille des poissons individus pêchés. Une bonne nouvelle pour la faune marine comme pour la santé humaine, les poissons constituant la principale source d’exposition au mercure.

Les Américains aussi moins imprégnés

Selon les chercheurs, ce résultat pourrait d’ailleurs expliquer le hiatus relevé par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA): entre 1999 et 2010, la teneur sanguine en mercure a diminué de 18% chez les Américains, alors que leur consommation de poisson est en légère hausse.

Bémol de taille, cet effet pourrait n’être que très local, du fait de la baisse des émissions de mercure par les Etats-Unis et le Canada. En février, une autre étude américaine montrait au contraire une forte hausse du mercure chez le thon albacore pêché dans le Pacifique, océan sous l’influence d’émissions asiatiques en forte augmentation. Si bien que, d’ici 30 ans, cette espèce pêchée pour nos sushis pourrait devenir impropre à la consommation.



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