Aux Etats-Unis, les «energy drinks» touchent d’abord les enfants

Le 26 novembre 2014 par Romain Loury
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Environ 40% des cas signalés
Environ 40% des cas signalés
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Les boissons énergisantes n’épargnent pas les enfants: aux Etats-Unis, environ 40% des appels aux centres antipoison pour ces produits concernent une ingestion par des moins de 6 ans, selon une étude présentée mi-novembre au congrès annuel de l’American Heart Association (AHA).

 

L’heure est à la prudence quant aux boissons énergisantes, bourrées de caféine, de taurine ou d’autres stimulants. Dans un bilan dressé en octobre 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recensait 257 effets indésirables déclarés, cardiovasculaires (dont des cas d’infarctus mortels chez des adolescents), ainsi que psycho-comportementaux et neurologiques.

Aux Etats-Unis, ce sont les enfants qui seraient les premières victimes, selon une étude menée par Steven Lipshultz, pédiatre au Children’s Hospital de Detroit (Michigan). D’après son analyse des 5.156 appels reçus entre octobre 2010 et septembre 2013 par les centres antipoison au sujet des boissons énergisantes, environ 40% avaient trait à des enfants de moins de 6 ans.

Tremblements, vomissements…

Selon l’agence de presse Bloomberg, «près d’un tiers présentaient des symptômes sérieux nécessitant un traitement, tels que des tremblements, des convulsions, des nausées, des vomissements, des douleurs à la poitrine et des emballements du rythme cardiaque».

Comme l’Anses en France, la Food and Drug Administration (FDA) s’inquiète des boissons énergisantes. En 2010, elle avait interdit la commercialisation de mélanges alcoolisés. Un cocktail fréquent dans les discothèques françaises et américaines, dangereux en ce qu’il diminuerait l’impression de fatigue et d’ébriété.



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