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Automobiles: les constructeurs US font de la résistance

Le 13 février 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le SUV F-150 de Ford bientôt disponible en version diesel.
Le SUV F-150 de Ford bientôt disponible en version diesel.
Ford

Les industriels font pression pour que l’administration Trump n’applique pas les futures normes de consommation des véhicules légers.

 

Ce sera peut-être l’un des premiers dossiers que devra traiter le prochain administrateur général de l’agence fédérale de protection de l’environnement (EPA). Le 10 février, les dirigeants de General Motors( GM), Ford et Fiat Chrysler ont écrit au président Trump. Dans leur missive, les patrons des principaux constructeurs automobiles américains demandent au 45e président des Etats-Unis de museler l’EPA.

Le 13 janvier dernier, l’agence avait confirmé les objectifs de réduction de consommation de carburant que les constructeurs devront atteindre en 2022 et 2025. En 2011, l’administration Obama avait imposé que la consommation moyenne des véhicules neufs mis en vente en 2025, au plus tard, ne soit pas supérieure à 4,6 litres/100 km. De quoi réduire de 1,2 milliard la consommation de pétrole et éviter l’émission de 540 millions de tonnes de CO2, souligne l’EPA.

Remise à plat de la législation

L’argument ne convainc pas les industriels. Soutenus par 15 constructeurs dont Toyota, Volkswagen, Honda, Hyundai et Nissan (groupe Renault), ces derniers rappellent que l’administration pouvait attendre 2018 pour confirmer ses normes. Les constructeurs ne souhaitent pas un nouveau délai, mais une remise à plat de la législation. Demande soutenue par la puissante association des concessionnaires.

Pour l’industrie automobile, les futures normes de consommation sont difficiles à respecter, coûteuses. En conséquence: «Les niveaux de production sont menacés, mettant en péril des centaines de milliers, voire des millions d’emplois.»

Moment crucial

Ce coup d’accélérateur en faveur de la déréglementation de l’industrie automobile intervient à un moment crucial. Suite à sa fraude généralisée sur les performances environnementales de ses moteurs diesel, Volkswagen s’apprête à passer des accords avec les plaignants, moyennant des dédommagements dont le montant pourrait dépasser les 22 milliards de dollars (20,7 Md€).

 Des sanctions comparables pourraient être prises contre Fiat-Chrysler, également soupçonné d’avoir équipés certains de ses modèles de logiciels truqueurs.

Baisse du prix des carburant aidant, les constructeurs américains, et certains de leurs compétiteurs, essaient de relancer leurs ventes en mettant sur le marché de puissants et gourmands SUV diesel. GM, Ford et Mazda lancent dans les prochaines semaines de nouveaux modèles de véhicules de loisir. Un pari industriel alors que les ventes de véhicules carburant au gazole sont au plus bas. En janvier, seuls 255 véhicules légers à motorisation diesel ont été vendus aux Etats-Unis: 40 fois moins qu’avant que n’éclate le Dieselgate.



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