Autoconsommation d’électricité renouvelable: c’est (presque) parti

Le 13 février 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Des appels d'offres visant à expérimenter l'autoconsommation seront lancés.
Des appels d'offres visant à expérimenter l'autoconsommation seront lancés.

Après un bon semestre de maturation, le ministère de l’écologie a mis en ligne, jeudi 12 février, son rapport sur l’autoconsommation d’électricité et l’autoproduction d’électricité renouvelable. Le sujet ne date pas d’hier. C’est en octobre 2013 que le gouvernement a lancé la réflexion pour identifier les enjeux ou les opportunités liés à l’autoconsommation et l’autoproduction: intégration au réseau électrique, impact sur le système électrique, stockage. Sans oublier les modèles économiques et les dispositifs de soutien à mettre en place.

Cette réflexion a rassemblé les représentants d’une quarantaine d’organismes, qui se sont réunis 13 fois entre décembre 2013 et juin 2014.

En résumé, les activités tertiaires et industrielles (industrie, agroalimentaire, logistique, agriculture, etc.) sont «une cible adéquate» pour l’autoconsommation/autoproduction. «Ces secteurs présentent en général des profils de consommation compatibles avec la production photovoltaïque.» Raison pour laquelle les experts préconisent le lancement d’un appel à projets pour tester un ou des dispositifs d'autoconsommation/autoproduction.

Le groupe de travail est moins emballé par le résidentiel individuel. Contrairement aux consommateurs industriels, les périodes de production et de consommation des particuliers ne sont pas identiques. Or, là encore, contrairement aux industriels, les particuliers ne disposent d’aucun moyen de stocker l’énergie produite. Les rédacteurs s’inquiètent aussi de la qualité des installations de production installées chez les particuliers.

L’enthousiasme est plus grand concernant les territoires ultramarins. Le coût de la production classique de courant dans ces zones non interconnectées (ZNI) est, en effet, très élevé. Il est donc gourmand en CSPE[1], péréquation et croissance régulière de la consommation obligent. D’un autre côté, les réseaux électriques fermés sont plus sensibles à l’intermittence des éoliennes et des centrales solaires que les réseaux maillés continentaux.

Au moment où le rapport était mis en ligne, Ségolène Royal annonçait le lancement prochain d'appels d'offres, notamment pour l'autoconsommation dans les secteurs industriels, tertiaires et agricoles, et l'autoconsommation dans les zones non interconnectées. Ce dernier pourrait ne s'appliquer qu'aux solutions comportant une solution de stockage de l'énergie.



[1] CSPE: contribution au service public de l'électricité

 



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