Aucune grande agglomération française n’est respirable

Le 11 décembre 2019 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Paris, Grenoble et Strasbourg se distinguent toutefois par leurs mesures
Paris, Grenoble et Strasbourg se distinguent toutefois par leurs mesures

Sans surprise, aucune grande métropole n’est exemplaire en matière de lutte contre la pollution atmosphérique, selon une étude conjointe de Greenpeace, RAC et Unicef publiée ce 11 décembre. Mais Paris, Grenoble et Strasbourg tirent globalement leur épingle du jeu.

C’est un travail titanesque qu’ont réalisé les 3 ONG. Leur mission: évaluer les politiques des 12 plus grandes agglomérations françaises en matière de transports pour lutter contre la pollution atmosphérique. Zones à faible émission, réseau de pistes cyclables, soutiens au transports propres... Les associations ont étudié 6 volets de l’action publique: l’interdiction des véhicules polluants, la réduction de la place de la voiture, les aides financières à la transition, la dynamique vélo, les transports en commun et la mobilité des enfants.

Paris en tete

Résultat: «aucune ville n’est à la hauteur des enjeux sanitaires et environnementaux», tranche Lorelei Limousin, responsable des transports au Réseau Action Climat. D’ailleurs, 8 des 12 plus grandes métropoles sont visées par un contentieux de l’UE pour infraction à la directive sur la qualité de l’air. Il n’empêche. L’étude montre que trois d’entre elles –Paris, Grenoble et Strasbourg- sont «en bonne voie». Pour les autres, le verdict est moins bon : Lyon, Nantes, Bordeaux, Lille, Rennes et Toulouse sont jugées «encore timides». En queue de peloton, Montpellier, Nice et Marseille sont carrément «en retard».

Si Paris tire son épingle du jeu, c’est grâce à son objectif de sortie du diesel en 2024 et de l’essence en 2030. Un double objectif inédit dans une ville française, qu’il faut encore concrétiser... Autres points forts : les aides financières pour les particuliers s’élèvent à une trentaine, avec des montants de soutien parfois doublés par la métropole, ainsi qu’une zone à faible émissions déjà opérationnelle dans le centre. Les ONG relèvent toutefois plusieurs retards quant au stationnement des vélos et à la protection des écoles. Une étude publiée en mars par Greenpeace et Respire a montré des concentrations très élevées de dioxyde d’azote aux abords de nombreuses écoles de la capitale.   

Grenoble en deuxième position

De son côté, Grenoble se distingue par une politique vélo complète, la quasi-généralisation des zones à 30 km/h, et une zone à trafic limité dans le centre ville. Reste à développer les transports en commun et à concrétiser une zone à faibles émissions (ZFE) et un objectif de sortie du diesel.

Enfin, Strasbourg a réussi à mettre en place une ZFE à l’échelle de la métropole et à viser la sortie du diesel en 2030 (2025 dans le centre). En revanche, elle s’évertue à finaliser un projet autoroutier (Grand contournement Ouest) et n’a pas développé les aides financières à la transition. 

Dans toutes les agglomérations françaises, les ZFE restent une priorité à développer. On en compte déjà plus de 250 dans l’Union européenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus