Au moins 200 défenseurs de l’environnement tués en 2016

Le 13 juillet 2017 par Romain Loury
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Berta Caceres, prix Goldman 2015
Berta Caceres, prix Goldman 2015

Au moins 200 personnes ont été tuées en 2016 à travers le monde pour avoir défendu l’environnement, selon le rapport annuel de l’association Global Witness publié jeudi 13 juillet. Il s’agit de l’année la plus meurtrière pour les militants écologistes.

Au premier rang de ce sombre classement, le Brésil (49 morts), la Colombie (37), les Philippines (28) et l’Inde (16). Outre un plus grand nombre de morts qu’en 2015 (185 morts), Global Witness fait état d’une extension, avec 24 pays touchés en 2016 contre 16 en 2015.

C’est en Amérique latine que la situation est la plus dangereuse, avec 60% des morts. Sur la période 2007-16, le Honduras est le pays où les militants sont le plus en danger, en nombre de morts rapporté à la population, avec un total de 127 décès. C’est d’ailleurs dans ce pays qu’a été assassinéeBerta Cáceres, en mars 2016, pour son combat contre un projet de barrage.

En Europe, on compte un seul pays, l’Irlande, où un défenseur de l’environnement a été tué: Michael McCoy, fondateur du Dublin Mountain Conservation Group, a été battu à mort en octobre 2016, en raison de son combat contre la destruction des forêts et les décharges illégales. Le meurtrier n’a toujours pas été retrouvé.

Les mines, le bois et l’agriculture

Parmi les principales industries liées à ces morts, les mines (33), le bois (23) et l’agrobusiness (23). La protection des réserves naturelles contre le braconnage s’avère toujours aussi dangereuse, particulièrement en République démocratique du Congo, où 9 gardiens ont trouvé la mort en 2016.

Pour Ben Leather, militant chez Global Witness, «la bataille pour protéger la planète s’intensifie rapidement, et son coût se compte aussi en vies humaines. De plus en plus de gens n’ont pas d’autre choix que de se battre contre le pillage de leurs terres ou la destruction de leur environnement. Ils sont trop souvent réduits au silence par les élites de la politique et du business, sous le regard des investisseurs».

Afin d’éveiller l’opinion publique à ces meurtres, le Guardian, quotidien britannique, a décidé en partenariat avec Global Witnessde les couvrir aussitôt qu’ils surviennent, et plus seulement sur une base annuelle. A ce jour, 98 militants ont été tuées en 2017.



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