Au Japon, même le béton est contaminé

Le 16 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le gouvernement japonais a ouvert, lundi 16 janvier, une enquête sur un immeuble construit avec du béton radioactif provenant des environs de la centrale accidentée de Fukushima. Des niveaux de radiation allant jusqu'à 1,24 microsievert par heure (µSv/h) ont été relevés dans ce bâtiment situé dans la ville de Nihonmatsu, à 55 kilomètres du site atomique, ont indiqué les autorités de la ville.
 

Selon les médias locaux, 12 familles vivent dans ces appartements. L'immeuble de trois étages, achevé en juillet, a été construit avec du béton fabriqué à partir de gravier collecté en avril dans une carrière proche de la centrale Fukushima Dai-Ichi, soit un mois à peine après l'accident provoqué par un tsunami géant le 11 mars.


Le porte-parole du gouvernement, Osamu Fujimura, a indiqué qu'une personne vivant dans ce bâtiment s'expose à un taux de radiation d'environ 10 millisieverts (mSv) par an, soit la moitié du niveau fixé par les autorités pour décréter une évacuation. «Mais nous voulons poursuivre l'enquête sur les carrières situées dans la zone interdite et vérifier si des cas similaires ont pu se produire», a-t-il dit lors d'une conférence de presse.


Le séisme et le tsunami survenus le 11 mars ont interrompu les systèmes de refroidissement des réacteurs nucléaires, provoquant des explosions d'hydrogène et des dégagements de matières radioactives dans toute la région. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû évacuer leur domicile, en abandonnant tout derrière elles, dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Cette zone est désormais interdite d'accès.

 



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