Au feu, la pollution flambe

Le 16 février 2015 par Romain Loury
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Une autre façon d'éviter la pollution
Une autre façon d'éviter la pollution
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Arrêtés aux feux rouges, les automobilistes respirent jusqu’à 29 fois plus de particule fines que dans une circulation fluide, révèle une étude britannique publiée dans la revue Atmospheric Environment. Seuls moyens de s’en protéger: fermer les fenêtres, éteindre la ventilation et se tenir à distance du véhicule précédent.

Nul besoin d’être piéton pour subir la pollution des voitures: dans celles-ci, le niveau de particules fines, liées au risque de maladies cardiovasculaires, de cancers et d’asthme, peut se trouver très élevé. Notamment lors de l’attente à un feu rouge, révèle l’étude menée par Anju Goel et Prashant Kumar, de la faculté d’ingénierie et des sciences physiques de Guildford (Surrey).

Dans cette ville de 67.000 habitants située à une cinquantaine de km au sud-ouest de Londres, les chercheurs ont évalué le niveau de particules nanométriques dans la cabine d’une voiture dans diverses conditions de trafic, aussi bien lorsqu’elle roule que lorsqu’elle stationne à un feu rouge, selon que ses fenêtres soient ouvertes ou fermées, et que son ventilateur est plus ou moins allumé.

Premier constat, le niveau de particules à un feu rouge est multiplié par un facteur allant jusqu’à 29 par rapport aux moments où la voiture roule, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Pour un automobiliste moyen, le fait de ne rester que 2% de son temps de conduite arrêté à feu rouge équivaut à 25% de son exposition en particules le long de son trajet.

Seules 19% de particules filtrées par le ventilateur

A un carrefour, le moyen le plus efficace de réduire son exposition consiste à fermer sa fenêtre et à éteindre la ventilation, ce qui diminue de 75% le taux de particules dans la cabine par rapport à l’extérieur. En allumant le ventilateur au quart, la réduction n’est plus de 67%; en l’ouvrant à fond, seules 19% des particules sont filtrées.

«Le temps que l’on passe à l’intérieur de nos voitures est demeuré plutôt constant au cours de la dernière décennie, malgré les efforts effectués pour le réduire, et avec de plus en plus de véhicules sur les routes, nous sommes exposés à une pollution croissante au cours de nos trajets quotidiens», commente Prashant Kumar.



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