Au Danemark, de l’orge OGM testée en plein champ

Le 20 avril 2012 par Geneviève De Lacour
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De l'orge cisgénique sera testée en plein champ au Danemark
De l'orge cisgénique sera testée en plein champ au Danemark

L’Université d’Aarhus, au Danemark, s’apprête à cultiver dans le cadre d’un essai en champ, de l’orge cisgénique. L’orge a été génétiquement modifiée pour augmenter les quantités de phosphate disponibles dans la plante et lui permettre ainsi d’être mieux assimilée par les animaux.

L’essai en champ autorisé devra avoir lieu au centre de recherche Flakkebjerg, sur une surface de 50 m2, entre le 1er mai et le 30 septembre 2012, selon le site internet de la Commission européenne  - le dossier étant seulement disponible en danois, selon l’association Inf’OGM.

La cisgenèse repose sur le même principe d’insertion de gènes que la transgénèse. La différence étant que le gène inséré est issu de la plante elle-même; souvent d’une variété différente. Le statut de cette nouvelle technique de biotechnologie est actuellement en débat au sein de l’Union européenne. La question étant de savoir si elle conduit ou non à un OGM.

Les chercheurs danois expliquent dans un article publié en mars 2012 que la voie transgénique avait été explorée en travaillant avec des gènes codant une phytase issus de microorganismes. Mais «la commercialisation des [produits] transgéniques a cependant pris beaucoup de retard», ce qui justifie, à leurs yeux, le choix économique d’utiliser la cisgenèse. Cette technique pourrait bien, en effet, ne pas être soumise à la législation européenne sur les OGM et donc échapper aux contraintes que la transgénèse impose (évaluation des risques, étiquetage).

L’Agence européenne de sécurité des aliments a déjà conclu que les actuelles lignes directrices d’évaluation des risques liés aux plantes génétiquement modifiées (PGM) convenaient pour évaluer les risques liés aux plantes cisgéniques. Et que les entreprises pourraient même, suivant les circonstances, alléger l’évaluation proprement dite.

Avec l’essai en champ, réalisé aux Pays-Bas en 2011, sur des pommes cisgéniques modifiées pour résister au champignon Venturia inaequalis, c’est donc le second essai réalisé en Europe avec cette nouvelle technique de biotechnologie.

 «Si le législateur européen n’a pas encore fixé le statut de ces plantes, les laboratoires ont, eux, déjà investi les champs», estime Inf’OGM.

 

http://gmoinfo.jrc.ec.europa.eu/gmp_report.aspx?CurNot=B/DK/12/01

 

 



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