Au Brésil, le gaz naturel est une énergie… renouvelable

Le 04 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le plus grand pays d’Amérique du Sud a des besoins énergétiques croissants. Selon les prévisions gouvernementales, la consommation d’électricité va progresser de 5,3 % par an, entre 2010 et 2019. Pour le gaz, l’éthanol, le biodiesel, et les charbons (charbon de bois et coke), le rythme annuel de croissance de la consommation dépassera les 8 %.

 

Dans le même laps de temps, Brasilia prévoit d’accroître de 50 % la capacité installée. Originalité du parc électrique brésilien, il est très peu émetteur de gaz à effet de serre : 80 % de la capacité installée étant décarbonée (hydraulique, nucléaire, énergies renouvelables).

 

Cette performance pourrait se dégrader au cours de la décennie prochaine. Le Journal officiel brésilien a publié, le 2 février, un appel d’offres portant sur la réalisation de centrales électriques utilisant les ENR. A cet égard, le texte réserve quelques surprises.

 

Il considère, en effet, le gaz naturel comme une énergie… renouvelable. Ce défi aux lois de la thermodynamique contredit, en outre, la position affichée jusqu’alors par le gouvernement brésilien. L’ex-président Lula s’est toujours déclaré opposé à la construction de nouvelles centrales électriques thermiques.

 

Mais depuis la récente découverte du gisement offshore d’hydrocarbures de Santos, la puissance lusophone produit désormais du pétrole et du gaz. Des combustibles fossiles que les autorités n’ont pas l’intention de laisser reposer dans le sous-sol marin.

 

L’an passé, le Brésil a rejeté 407 millions de tonnes de CO 2. En 2019, ses rejets devraient flirter avec les 680 Mt.



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