Attention à la pollution de l’air dans les parkings couverts

Le 22 juillet 2010 par Célia Fontaine
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Les travailleurs qui exercent régulièrement dans les parcs de stationnement couverts sont exposés à des risques sanitaires liés à la pollution de l’air, selon un rapport publié le 22 juillet par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

A l’intérieur des parkings, l’air n’est pas sain. Il est encore plus concentré en polluants qu’à l’extérieur, rappelle l’Anses après avoir enquêté à la demande du ministère chargé du travail sur les activités professionnelles exercées dans 292 parcs de stationnement couverts répartis sur 68 villes.

« Les risques liés aux expositions aiguës sont dus en particulier au monoxyde de carbone (effets liés à une diminution d’oxygène disponible dans le sang) et au dioxyde d’azote (effets sur le système respiratoire, notamment chez les plus sensibles, en particulier les asthmatiques) », précise le rapport.

Les travailleurs qui passent la plus grande partie de leur activité dans ces lieux comme ceux chargés de l’accueil, de la surveillance, de l’entretien et du nettoyage de véhicules s’exposent également au benzène (cancérogène de catégorie 1) et au dioxyde d’azote. Ils sont confrontés dans une moindre mesure aux particules fines (PM10), qui ont des effets sur les systèmes respiratoire et cardiovasculaire et au formaldéhyde (irritations oculaires et nasales).

Cette situation ne s’est pas arrangée depuis qu’un arrêté[1] a supprimé les dispositions spécifiques à l’hygiène et la sécurité des travailleurs dans les parcs de stationnement couverts.

Afin d’améliorer les conditions de travail de ces personnes, l’Anses recommande « la fixation de valeurs limites proposées pour l’indicateur de pollution atmosphérique NO (monoxyde d’azote) ». Il convient de réviser en priorité les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP) des polluants d’intérêt pour les parcs de stationnement couverts (benzène, dioxyde d’azote, monoxyde de carbone).

Pour l’agence, il faut éviter les activités dans les espaces qui n’offrent pas une qualité de l’air suffisante (niveaux souterrains, niveaux ne comportant pas de larges ouvertures sur l’extérieur, voire même locaux souterrains équipés d’une ventilation mécanique indépendante).

Environ 8.000 travailleurs sont concernés, dont 3.000 à l’entretien et la maintenance des barrières et équipements de péage, 3.000 à l’entretien et maintenance de la ventilation et du désenfumage, et environ 700 au nettoyage de véhicules.



[1] Arrêté du 9 mai 2006 portant approbation de dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public



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