Atomic Anne favorable à l’exploration des gaz de schiste

Le 13 avril 2012 par Geneviève De Lacour
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Anne Lauvergeon
Anne Lauvergeon

Invitée sur les ondes de France Inter ce 13 avril, Anne Lauvergeon, qui n'a pas été reconduite en juin 2011 à la tête d'Areva, s’est exprimée sur le nucléaire en général, la centrale de Fessenheim en particulier, mais aussi l’exploitation des gaz de schiste.

L’ancienne présidente du directoire d’Areva vient en effet de publier un livre, La femme qui résiste, où elle fustige la politique de Nicolas Sarkozy en matière de nucléaire et, notamment  son projet de vendre une centrale à la Libye, au général Kadhafi.

Interrogée sur l’éventualité qu’elle soit devenue anti-nucléaire après la catastrophe de Fukushima, l’ex-présidente d’Areva  précise qu’«on ne peut faire du nucléaire qu’au plus haut degré de sûreté». Elle affirme que le Japon connaissait depuis longtemps un problème de transparence, «l’autorité de sûreté nucléaire nippone n’a pas assez de pouvoir, et n’a pas été capable de contrôler l’électricien (Tepco)». En France, selon elle, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est un «gendarme extraordinairement fort, compétent, dur et exigeant

Interrogée sur la nécessité, en France, de diversifier les sources d’énergies, Anne Lauvergeon surnommée «Atomic Anne»,  déclare qu’on ne peut pas «opérer des ruptures brutales en France sur le plan nucléaire». Mais elle ne s’est pas prononcée sur un nombre précis de réacteurs nécessaires pour le pays.

Faut-il fermer la centrale de Fessenheim? L’ancienne patronne d’Areva pense que «c’est le genre de sujet qui doit donner lieu à débat. L’énergie a été pendant des décennies une affaire de spécialistes et de gouvernement».  Elle se déclare donc favorable à un débat sérieux sur le sujet et envisage même  un référendum. «Le nucléaire a intérêt à ne pas être tabou», conclut celle qui siège actuellement au conseil de surveillance du journal Libération.

Répondant à la question d’un auditeur sur les gaz de schiste, l’administratrice de Total précise qu’il faudrait «aller voir ce que nous avons dans le sous-sol français et puis aller voir ce que s’est passé dans d’autres pays». Citant le cas des Etats-Unis, le Canada et l’Australie, elle incite à observer «ce qui marche et ce qui ne marche pas. Il ne faut pas tomber dans une forme d’idéologie de part et d’autre».

Evoquant la technique d’extraction des gaz de schiste, elle complète: «Il faut l’encadrer, mettre des contraintes aux limites très fortes».

 

 



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