Asthme: l’ozone, premier polluant mondial

Le 25 octobre 2018 par Romain Loury
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Première maladie respiratoire au monde
Première maladie respiratoire au monde
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Jusqu’à 20% des consultations aux urgences suite à une crise d’asthme seraient liées à la pollution à l’ozone, selon une étude publiée mercredi 24 octobre dans la revue Environmental Health Perspectives.

Avec 358 millions de personnes touchées à travers le monde, l’asthme est la maladie respiratoire la plus fréquente. Cause majeure de ce mal en progression, la pollution de l’air, en particulier celle à l’ozone et aux particules fines.

Pour la première fois, une étude s’est penchée sur la contribution relative de ces polluants dans la survenue de crises d’asthme, du moins celles assez sévères pour justifier une consultation aux urgences hospitalières. Pour cela, Susan Anenberg, épidémiologiste à la George Washington University (Washington), et ses collègues ont croisé les données médicales de 54 pays avec celles de la pollution de l’air, extrapolant leurs résultats à tous les pays.

Ozone: jusqu’à 23 millions de cas annuels

Résultat: entre 9 et 33 millions de crises d’asthme nécessitant une consultation hospitalière seraient liées, chaque année, à l’ozone ou aux particules fines. L’ozone arrive en tête, avec 8 à 23 millions de consultations (entre 8% et 20% des consultations), devant les particules fines (5 à 10 millions de consultations, entre 4% et 9%), et loin devant le dioxyde d’azote (de 400.000 à 500.000 consultations, 0,4%).

La situation est particulièrement critique en Asie du sud et de l’est (surtout en Chine et en Inde). A elle seule, cette région, en raison de son air très pollué et de sa démographie, compte près de la moitié des consultations hospitalières estimées au niveau mondial.



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