Assises de l’eau: les captages prioritaires sont relancés

Le 01 juillet 2019 par Stéphanie Senet
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Aucune restriction générale ne vise les agriculteurs
Aucune restriction générale ne vise les agriculteurs
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Le ministre de la transition écologique François de Rugy a clôturé, ce 1er juillet, les Assises de l’eau en relançant notamment la protection de 500 nouveaux captages prioritaires. Une mesure datant du Grenelle de l’environnement.

10 ans plus tard, les captages prioritaires font leur retour. 500 sites sensibles, particulièrement menacés par la pollution par les nitrates, avaient été identifiés dans le cadre du Grenelle de l’environnement. «500 nouveaux captages prioritaires disposeront d’un plan d’action en 2021», a déclaré la secrétaire d’Etat Emmanuelle Wargon, en conclusion de la deuxième phase des Assises de l’eau, qui s’est tenue du 9 novembre 2018 au 7 mai 2019. 350 d’entre eux devront par ailleurs faire l’objet d’engagements des agriculteurs d’ici à 2022.

Pour réduire les épandages de produits chimiques, les communes disposeront aussi d'un droit de préemption sur les terres agricoles relevant des aires d'alimentation de captage.

Aquaprêt étendu

Autre mesure annoncée: l’Aquaprêt est étendu à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations. 150 millions d’euros ont déjà été engagés à ce titre, selon le ministère de la transition écologique. Le ministère de la transition écologique veut aussi favoriser les projets de territoire pour la gestion de l’eau, plébiscités par le rapport Bisch. Objectif: finaliser une cinquantaine de projets d’ici à 2022 puis une centaine en 2027. 5 seulement sont finalisés aujourd’hui.

Baisse des prélèvements

Pour la première fois, les prélèvements d’eau sont visés par des objectifs de réduction: 10% d’ici à 2025 et 25% d’ici à 2035. Problème: aucune mesure contraignante ne les accompagne.  «Nous allons favoriser l’extension des tarifications incitatives au sein des collectivités locales, avec une majoration du prix de l’eau au-delà d’un certain volume», explique la secrétaire d’Etat. De telles tarifications ont déjà fait l’objet d’une expérimentation en France lancée en 2013, uniquement pour les particuliers. Les industriels et les agriculteurs ne seront touchés qu’à la marge, via les concours d’innovation et les projets «démonstrateurs» de l’Ademe[1] ciblant les solutions techniques pour économiser l’eau. En comparaison, France Nature Environnement réclame une baisse globale de 40% des prélèvements d'ici à 2040.

 sobriété dans les nouveaux bâtiments

François de Rugy a également annoncé le déploiement complet des Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) sur le territoire au cours des 7 prochaines années, la prise en compte de l’eau dans les projets alimentaires territoriaux et l’intégration de critères sur la consommation d’eau dans la réglementation environnementale 2020 sur les bâtiments neufs. «Celle-ci pourrait comporter un objectif de consommation maximale d’eau dans le bâtiment et favoriser la réutilisation des eaux usées et de ruissellement», a précisé Emmanuelle Wargon. Réchauffement climatique oblige, le débit moyen des cours d’eau devrait baisser de 10 à 40% en 2050 par rapport à aujourd’hui, selon l’hôtel de Roquelaure.

 

 



[1] Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

 



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