Aspartame : l’Anses appelle à poursuivre les recherches

Le 07 février 2011 par Sabine Casalonga
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Les deux récentes études relatives à un effet néfaste de l’aspartame ne sont pas suffisamment probantes pour faire évoluer les recommandations de consommation des édulcorants, selon un point d’étape publié par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) le 1er février.

Afin d’alerter sur les risques liés à la consommation d’aspartame le réseau Environnement-santé (RES) et Générations futures avaient organisé un point-presse le 21 janvier dernier (dans le JDLE). Ils avaient alors présenté les résultats de ces deux études et demandé une baisse de la dose journalière admissible (DJA) fixée depuis 1994 à 40 milligrammes par kilo (mg/kg) de poids corporel par jour.

L’étude italienne de Morando Soffritti, médecin du Centre de recherche sur le cancer Ramazzini de Bologne, a suggéré un effet cancérigène de l’aspartame chez la souris mâle. Les experts de l’Anses ont soulevé plusieurs questions d'ordre méthodologique et demandé des travaux complémentaires respectant les protocoles validés par la communauté internationale.

Cette étude faisait suite à deux études antérieures réalisées sur le rat par la même équipe mais déjà jugées insuffisamment solides par les agences sanitaires.

La seconde étude conduite par une équipe danoise a montré une association entre la consommation de boissons édulcorées (notamment avec de l’aspartame) et le risque d'accouchement prématuré. « Du point de vue scientifique, cette dernière étude constitue un élément nouveau sur d'éventuels effets sanitaires des édulcorants, d'autant qu'elle est basée sur un effectif important (plus de 60.000 grossesses). Elle nécessite néanmoins des travaux complémentaires, comme le suggèrent eux-mêmes leurs auteurs », indique l’Anses dans son communiqué. Il s’agira de démontrer s'il existe ou non un lien de causalité (au-delà de l'association statistique) avec la consommation des édulcorants.

L'Anses finalisera « dans les semaines à venir » le travail en cours et rendra public un avis et des recommandations sur les suites à donner concernant d'éventuels effets sanitaires des édulcorants. De son côté l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) devrait également réunir « très prochainement » son panel d'experts sur le sujet.

L’Anses rappelle que l'aspartame autorisé depuis 1974 aux Etats-Unis et 1994 en Europe a fait depuis l'objet de multiples évaluations qui ont toutes conclu à la sécurité de l'aspartame utilisé à la DJA.



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