Arnaud Schwartz : l’homme par qui la résilience écologique arrivera ?

Le 06 avril 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Arnaud Schwartz, nouveau président de France Nature Environnement.
Arnaud Schwartz, nouveau président de France Nature Environnement.
FNE

Le nouveau président de France Nature Environnement (FNE) veut profiter de la crise sanitaire pour accélérer la transition écologique et sociale.

Le moment où jamais ? C’est, depuis peu, le mantra d’Arnaud Schwartz. Elu, samedi 4 avril, président de France Nature Environnement (FNE), ce spécialiste de génie de l’environnement et d’aménagement du territoire entend faire de la pandémie un levier de transformation de la société. «La crise systémique montre la vulnérabilité de nos sociétés. Or, ces sociétés sont le résultat de l’écosystème», souligne ce membres du Conseil économique et social européen.

Préparer le jour d'après

La période est propice au débat. Entre les parlementaires, les ONG, les réseaux de technocrates, pas un jour sans que naisse une initiative pour réfléchir au «jour d’après». Lesquelles devront conjuguer leurs talents à ceux des 130 membres de la convention citoyenne pour le climat, dont le résultat des cogitations est attendu sous peu.

FNE va donc se mettre en ordre de bataille. «Ca tombe bien, nos membres ont du temps, ce moment», ironise Arnaud Schwartz. La première salve visera les services du Premier ministre: «nous entendu rappeler au gouvernement qu’il ne pourra pas mettre en œuvre des mesures structurelles qui ne soient construites avec la société civile.»

Et pour le cas où l’Etat manquerait d’idées, FNE en a plein ses tiroirs. «N’oublions pas que la fédération a été créée par des scientifiques qui n’étaient pas écoutés par les services publics», souligne cet ancien d’Alsace Nature. Les propositions seront d’autant plus nombreuses que la fédération regroupant 3.500 associations n’est pas seule.

conférence de la résilience

En mars 2019, FNE lançait avec une vingtaine d’associations et de syndicats, le Pacte du pouvoir de vivre. Derrière cet aréopage hétéroclite, la volonté de porter au plus haut niveau une esquisse de projet de nouvelle société.

«Il s’agit de montrer à l’exécutif, qui laisse croire que l’on peut faire sans les corps intermédiaires, que ces mêmes corps intermédiaires proposent aux politiques et aux citoyens un nouveau mode de développement et de consommation, de nouveaux modes de transport, une démocratie rénovée», rappelait alors Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Les politiques n’ont pas jugé bon de s’emparer du programme. Pour le raviver, FNE et les cosignataires du Pacte travaillent à l’organisation d’une vaste conférence de résilience. Ces conventionnels du jour d’après feront-ils serment de ne se quitter qu’après avoir rédigé une constitution écologique et sociale ?