Armée: des ICPE pas comme les autres

Le 09 mars 2006 par Claire Avignon
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Cazaux
Cazaux

Lors d’une visite de presse sur une base aérienne, le ministère chargé de la défense a présenté la manière dont sont gérées ses installations classées.

Une aire à feu pour former les pompiers, une station-service, des séparateurs d'hydrocarbures pour dépolluer les eaux de ruissellement, un stockage de munitions, etc. Voici un aperçu des 43 installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), soumises à autorisation ou déclaration, qui appartiennent à la base aérienne de Cazaux (Gironde). 28 installations, ouvrages, travaux et activités (Iota) soumis à la réglementation sur l'eau y sont également recensés, dont 5 forages pour la distribution d'eau potable.

Si ces installations doivent respecter les mêmes textes réglementaires que les ICPE classiques, les procédures diffèrent. Ainsi, ce ne sont pas les directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) qui sont chargées du contrôle des ICPE des bases aériennes, mais le contrôle général des armées (CGA) qui dépend directement du ministère chargé de la défense. La base aérienne se voit donc délivrer un arrêté ministériel, non pas un arrêté préfectoral d'autorisation. «Malgré tout, nos dossiers d'autorisation passent en préfecture, précise madame Lepeytre, chargée de prévention au «bureau prévention base» de Cazaux. Nos dossiers sont les mêmes que pour les industriels, et c'est aussi le Conseil départemental d'hygiène (CDH) qui donne un avis, pris en compte par le CGA.»

Sur la quarantaine d'installations classées de la base aérienne de Cazaux (3.000 personnes, budget de fonctionnement de 3,5 millions d'euros), beaucoup ont vu le jour dans les 5 dernières années. En 2005, l'armée a installé des séparateurs d'hydrocarbures qui permettent de dépolluer les eaux de lessivage aux alentours des pistes d'avion. Autre projet important, l'aire à feu. L'installation qui doit être inaugurée le 10 mars, comprend des maquettes d'avions (1) sur lesquelles les pompiers, de l'air et parfois civils, s'entraînent pour étouffer les feux. L'aire représente un coût total de 7 millions d'euros, et un coût de fonctionnement annuel qui devrait se situer entre 700.000 et 1 million d'euros. Côté environnement, le choix du carburant s'est porté sur le propane, qui émet beaucoup moins de pollutions (oxydes d'azote, dioxyde de soufre, etc.) que le kérosène. En outre, l'eau est réutilisée, après un passage dans un bassin de décantation et de filtration.



(1) Il s'agit d'une maquette représentative d'un Mirage 2000 à l'échelle 1 et d'une maquette représentative de plusieurs avions de transport.




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