Areva ne stockera pas ses stériles miniers au Longy

Le 21 décembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le site contient déjà plus de 400.000 tonnes de stériles uranifères.
Le site contient déjà plus de 400.000 tonnes de stériles uranifères.
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L’ancien géant du nucléaire peine à gérer l’après-mine.

C’était a priori logique. Areva voulait regrouper les stériles d’anciennes mines d’uranium corréziennes sur un site où un surplus de radioactivité ne nuirait pas: une carrière uranifère désaffectée et totalement isolée. Problème: cette mine à ciel ouvert du Longy est située dans le périmètre du parc naturel régional (PNR) de Millevaches.

16 mines d'uranium en Corrèze

Durant la seconde moitié du XXe siècle, 16 mines corréziennes ont extrait près de 1.400 tonnes de minerais. Légèrement radioactifs, les centaines de milliers de tonnes de résidus miniers ont souvent été utilisés comme matériau de remblai par les cantonniers locaux. Une pratique interdite en 2002. En 2009, à la demande du ministère de l’environnement, un inventaire des sites contenant ces stériles est réalisé: 16 communes sont concernées.

trop près de la maison du PNR

Héritière du problème[1], Areva propose de récupérer les stériles, d’assainir les sites et de regrouper les déchets miniers sur deux anciennes mines, situées sur les communes de Saint-Julien-aux-Bois et de Millevaches. C’est ce dernier site, situé à 2 km de la maison du PNR, qui est finalement choisi. L’industriel propose d’y stocker 5.400 t de matériaux, l’équivalent de 1,5% du tonnage de stériles déjà présents.

direction Saint-Julien-aux-Bois

En 2015, le préfet prépare son arrêté qu’il soumet à consultation. Les opposants, dont les responsables du PNR, donnent de la voix. Et finissent par se faire entendre. Mardi 19 décembre, au cours d’une réunion de la commission de suivi des sites miniers uranifères, le préfet de Corrèze a indiqué qu’il n’autoriserait finalement pas le transfert des stériles sur le site du Longy.

Les stériles devraient donc être entreposés sur le site de Saint-Julien-aux-Bois. A moins, bien sûr, que les anti-nucléaire l’emportent à nouveau.



[1] La carrière du Longy a été exploitée par une filiale de Total.

 



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