Areva: Bruxelles accepte le plan de sauvetage français

Le 10 janvier 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas rentable, l'EPR ?
Pas rentable, l'EPR ?
©VLDT

Le nucléaire tricolore peut enfin souffler. La Commission européenne vient, en effet, d’accepter la recapitalisation du groupe Areva, à hauteur de 4,5 milliards d’euros.

En avril dernier, la France avait notifié à la Commission les conditions du plan de restructuration de l’ex-leader mondial du nucléaire. Outre de nombreuses cessions (la fabrication de réacteurs à EDF, notamment), le plan prévoit de recentrer l’activité du groupe sur les activités liées au cycle du combustible nucléaire.

En clair, Areva reprendra les activités exercées précédemment par la Cogema. Parallèlement, la France envisage d'aider Areva à supporter le coût de la restructuration en injectant 4,5 milliards de capitaux publics.

Le combustible, c’est rentable

Dans son communiqué, la Commission européenne estime que l’arrêt de la construction de coûteux réacteurs EPR «permettra au groupe de se concentrer sur des activités rentables et claires se rattachant au cycle du combustible nucléaire. Ceci est démontré par les projections financières du groupe récemment créé.» La cession d’Areva NP «réduira sensiblement les opérations du groupe dans le secteur nucléaire et limitera ainsi les distorsions de concurrence induites par l'aide publique».

La Commission se félicite qu'Areva finance une partie importante des coûts de la restructuration avec le produit des ventes d'actifs envisagées. Bruxelles estime donc que la restructuration de l’entreprise pourrait la sauver, sans la moindre perfusion continue d’argent public, ce qui était l’une des inquiétudes de l’exécutif communautaire.

Attente du feu vert de l’ASN

La contribution est soumise à l'examen, par la Commission, de l'opération envisagée en vertu des règles de l'UE sur les concentrations. Elle est également subordonnée à l'issue positive des tests, effectués à la demande de l'Agence de sûreté nucléaire française (ASN), sur la cuve du réacteur nucléaire de Flamanville III, fournie par Areva.

L'aide à la restructuration ne pourra pas être versée avant cette échéance. Par conséquent, la Commission a également approuvé aujourd'hui un prêt d'un montant de 3,3 milliards de l'Etat français à Areva. Ce prêt vise à combler les besoins de liquidités d'Areva jusqu'à ce que l'injection de capital puisse avoir lieu.



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