Arctique: Shell suspend les forages un jour après leur début

Le 11 septembre 2012 par Geneviève De Lacour
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Un navire de Greenpeace a tenté de stopper le forage
Un navire de Greenpeace a tenté de stopper le forage

Pour protester contre le début des forages en Arctique, 15 écologistes ont bloqué, aujourd’hui 11 septembre, en construisant une pyramide de glace, l’entrée du siège de Shell à Londres.

Pendant ce temps-là, sur la côte nord de l’Alaska, la société pétrolière anglo-néerlandaise a débuté, dimanche dernier, les forages en mer de Chukchi et Beaufort. Puis elle a annoncé lundi avoir stoppé temporairement les opérations, en raison de blocs de glaces dérivant vers le bateau d’exploration.

Les gisements de pétrole et de gaz de l'Arctique se trouvent en effet le plus souvent en mer, loin des infrastructures terrestres, dans des conditions climatiques extrêmes, où des vents violents et des blocs de glace dérivants peuvent perturber toute activité, en été comme en hiver.

Depuis six ans, Shell a misé sur ces nouveaux forages et investi plus de 4 milliards de dollars (soit plus de 3 milliards d’euros) pour obtenir le permis de forer en Arctique sur la côte nord de l’Alaska. Mais selon les termes du permis, elle est contrainte de stopper toute opération avant le 24 septembre. La compagnie a néanmoins demandé une prolongation du permis en raison de conditions climatiques qui lui sont actuellement favorables.

Shell avait d’abord espéré accomplir quatre puits cet été. Mais après avoir rencontré des problèmes d’équipement, avoir dû franchir des barrières réglementaires, lutter contre l’opposition des communautés amérindiennes locales et des groupes écologistes, elle a révisé ses ambitions. Elle espère maintenant commencer un ou deux forages en septembre et les terminer l’année prochaine.

Pourtant, même cet objectif semble remis en cause. Hier, Shell a en effet annoncé avoir renoncé à forer en raison de glaces flottantes qui dérivent vers le Noble Discover, le navire de la compagnie. Une décision basée sur l’observation satellitaire des blocs de glace.

La compagnie attend également des autorités fédérales le certificat de navigation d’un navire de secours, utilisé en cas de pollution accidentelle. Cette barge est actuellement inspectée par les gardes côtes de l’état de Washington. En tout état de cause, même si ce navire est autorisé à prendre la mer, il lui faudra plus de 15 jours pour atteindre la zone de forage. Et sans ce navire de secours, Shell n’est pas autorisé à pénétrer le réservoir d’hydrocarbures. Autant dire que le premier forage n’est pas près d’aboutir…

 

 

Images de la manifestation du «Climate Justice Collective» devant le siège de Shell ce matin:

http://www.guardian.co.uk/environment/video/2012/sep/11/climate-protest-ice-shell-video

 

 



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