Arcelor réduit ses gaz à effet de serre

Le 16 février 2005 par Claire Avignon
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Le groupe européen Arcelor (chiffre d'affaires 2003 de 26 milliards d'euros) a profité de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto le 16 février pour annoncer la naissance d'Ulcos, acronyme de "Ultra low CO2 steelmaking".

Ce projet réunit 48 entreprises et organisations européennes appartenant au domaine de l'acier. L'objectif est de développer un ou plusieurs processus de fabrication de l'acier qui permettent d'ici une dizaine d'années de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie. Ulcos fait partie du sixième programme-cadre de recherche et développement (PCRD) de l'Union européenne au titre duquel il a reçu 20 millions d'euros, et du fonds de recherche du charbon et de l'acier (FRCA) (5 millions d'euros).

Les différentes pistes de recherche sont le recyclage des gaz de gueulard après décarbonatation, l'électrolyse, l'utilisation de l'hydrogène ou de la biomasse, et la capture et la séquestration du CO2. Le potentiel de réduction des émissions de GES est de 30 à 70 % par rapport à la technologie du haut-fourneau utilisée actuellement. Actuellement, la production d'acier rejette environ 2 tonnes de CO2 par tonne d'acier produit. Une première phase de cinq ans permettra de développer un concept de filière de production partant du minerai de fer comprenant la vérification de sa faisabilité technologique, économique et sociale. Les projets sélectionnés seront alors testés lors d'une phase pilote de cinq ans également.

Sur les 48 parties prenantes, 8 sont françaises. Air liquide et EDF participent à cette opération en tant que fournisseurs d'énergie. L'association de recherches de l'Ecole des Mines de Paris (Armines) en fait aussi partie tout comme le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), pour la séquestration de CO2, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) pour l'utilisation de la biomasse. L'université de Grenoble et l'Institut polytechnique de Nancy vont aussi participer au développement d'un projet ainsi que la PME française Europlasma spécialisée dans la torche à plasma.




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