Après Xynthia, la LPO soigne ses réserves naturelles

Le 24 février 2011 par Célia Fontaine
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 La Ligue de protection des oiseaux (LPO) fait le point, dans un communiqué du 24 février, sur l’état de trois des réserves naturelles placées sous sa gestion, un an après le passage de la tempête Xynthia.

Les réserves naturelles jouent un rôle prépondérant dans la prévention des risques. Elles servent d’«espaces de délestage», qui protègent les zones urbanisées situées en arrière, grâce à des «casiers et des rétro-digues successives». Elles servent également d’espaces de reconquête de la mer sur la terre. «Il s'agit maintenant de laisser la mer reconquérir les terres gagnées, là où les intérêts économiques et de sécurité publique ne sont pas concernés. C'est aussi cela la prévention des risques naturels face au changement climatique», affirme Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO.

Après la gestion d'urgence pour la remise en état, les équipes de la LPO ont dû, pendant un an, faire face à la reconstruction de la défense de côte sur ces espaces, notamment sur les 3 réserves naturelles nationales de Lilleau des Niges (île de Ré), des Marais d'Yves et de Moëze-Oléron.

Au sein de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, tout le linéaire de digue traversant la réserve a été déstructuré par la tempête, avec notamment une brèche de 20 mètres. Les travaux menés ont permis la reconstruction de ce linéaire, mais sa solidité n'est pas assurée sur les 2 km de son ensemble (carapaçonnage et parapets manquants). En ce qui concerne la réserve naturelle des marais d'Yves, le cordon dunaire a été balayé. Il manque encore de grandes quantités de sable pour restructurer ce cordon, afin qu’il puisse assurer une barrière efficace contre la mer. Enfin, la réserve naturelle de Moëze-Oléron a vu sa digue à la mer côté continent «totalement bouleversée, présentant là aussi plusieurs brèches», indique le communiqué. Les travaux ont permis la reprise d'une partie seulement de cette digue.

La LPO propose que «la défense à la mer soit déplacée en arrière de la défense de côte actuelle, dans le cadre du plan digue». En effet, une reconstruction à l'identique n'est plus pertinente dans le contexte d'élévation du niveau marin, selon l’association. 



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