Après les prothèses mammaires, les prothèses de hanche

Le 01 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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La prothèse ASR libère des débris métalliques
La prothèse ASR libère des débris métalliques

A peine disparu des unes des journaux, le scandale des prothèses mammaires laisse la place à celui des prothèses de hanche. Une enquête réalisée par le British Medical Journal (BMJ) et reprise le 28 février dernier par le site BBC News fait état d’inquiétudes sanitaires quant à certaines prothèses de hanche métalliques. Les appareillages ASR commercialisés par DePuy Orthopedics, filiale de Johnson&Johnson, semblent libérer des métaux toxiques, du cobalt et du chrome, une fois implantés dans le corps.

 «Malgré le fait que ces risques aient été connus et documentés depuis des décennies, les patients ont été laissés dans l’ignorance sur leur participation à une véritable expérimentation incontrôlée», écrit le British Medical Journal.

49.000 patients britanniques ont reçu le modèle ASR. En France, selon le journal Libération, quelque 380 de ces dispositifs médicaux ont été posés.

Ces prothèses de hanche, entièrement métalliques, libèrent par abrasion de petites particules de métal lorsque la tête frotte contre le réceptacle. Des débris de métaux toxiques qui provoquent une inflammation des tissus, détruisent les muscles et les os et pénètrent le système sanguin. Résultat, des concentrations en cobalt et chrome, 10, 20, 50 et même 300 fois supérieures à la normale ont été détectées dans le sang des patients. Le modèle ASR vendu en Europe n’a été retiré du marché qu’en 2010.

Un chirurgien de l’hôpital universitaire de Stockton-on-Tees, dans le NE de l’Angleterre, a testé 1.000 patients équipés d’une autre prothèse entièrement métallique appelée «Pinnacle», et toujours en vente. Parmi 970 patients testés, 75 relargages de débris métalliques ont été enregistrés. Un taux élevé de défaillance du matériel, signalé depuis 2008 déjà, et qui faisait craindre des conséquences néfastes pour le système immunitaire des patients. Ces débris métalliques peuvent être cancérigènes à la longue.

A noter que, suite au scandale des prothèses mammaires PIP, la Commission européenne prépare actuellement une révision de la réglementation relative aux dispositifs médicaux, dont l’adoption est prévue pour le premier semestre 2012.

 



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