Après les OGM, les plantes nanobioniques

Le 24 mars 2014 par Romain Loury
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Dopées aux nanotubes, ces plantes pourraient servir de détecteur de polluants.
Dopées aux nanotubes, ces plantes pourraient servir de détecteur de polluants.
DR

Signe des temps, les plantes, devenues OGM grâce à la transgénèse, pourraient bientôt s’offrir aux nanotechnologies. Une découverte retracée dans la revue Nature Materials, et qui laisse entrevoir de nombreuses applications scientifiques -et commerciales.

Pour l’équipe de Michael Strano, du Massachusetts Intitute of Technology (MIT) à Boston, ce n’est rien de moins qu’un «nouveau champ de recherche à l’interface des nanotechnologies et de la biologie des plantes». Pour d’autres, cet alliage entre matières vivante et inerte que constitueraient ces plantes nanobioniques a autant de quoi inquiéter que les OGM.

Les chercheurs sont parvenus à insérer des nanotubes de carbone dans la paroi de chloroplastes, organites où a lieu la photosynthèse –mécanisme par lequel la plante convertit le CO2 en sucres grâce à l’énergie lumineuse, ce qui permet sa croissance. Résultat: une capacité de photosynthèse triplée. Ce phénomène s’explique par la capacité des nanotubes à absorber la lumière à des ondes que la plante n’utilise normalement pas, que ce soit dans l’ultraviolet, l’infrarouge ou le visible.

Détecter des polluants environnementaux

Grâce à ces nanotubes de carbone, la plante, soumise à un rayonnement fluorescent, s’avérait aussi capable de détecter la présence de monoxyde d’azote, polluant atmosphérique issu de la combustion. «Utiliser des nanoparticules afin d’accroître les fonctions naturelles de plantes vivantes, ou de leur permettre d’assurer des fonctions non naturelles, ouvre la possibilité d’une matière synthétique capable de croître et de se réparer toute seule, grâce à la lumière du soleil, à l’eau et au dioxyde de carbone», expliquent les chercheurs.

Bref, ces plantes nanobioniques pourraient avoir, selon les arguments des auteurs, un rôle de vigie de l’environnement: au-delà du monoxyde d’azote, il serait possible d’adapter ces nanomatériaux à d’autres cibles afin de détecter d’autres substances, dont des polluants environnementaux et des pesticides. Afin de s’assurer qu’un légume nanobionique sera vraiment bio?



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