Après le Cruiser, le Round Up

Le 26 juin 2009 par Sonia Pignet
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Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), et Jacques Maret, un agriculteur également membre du Conseil d’administration du Crigen (le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), demandent au ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, l’abrogation des autorisations de mise sur le marché (AMM) de trois formulations du Round Up (produit par Monsanto France).

Cette demande s’appuie notamment sur les études de Gilles-Eric Séralini (1), qui estime que certaines formulations d’herbicides à base de glyphosate présentent un risque pour la santé publique et l’environnement. Elle est soutenue par Greenpeace France.

Le MDRGF et Jacques Maret ont épluché les AMM des produits Round Up et constaté plusieurs points qu’ils considèrent comme des irrégularités. Par exemple: «Ces AMM ont été données sans prendre en compte la présence du polyoxyéthylène amine (POEA), présent dans les formulations Round Up en tant que substance active. Or, le POEA a une action spécifique sur les végétaux traités (cf. avis Afssa n°2008-SA-0034 du 26/03/09), ce qui correspond à la définition d’une substance active selon la directive n° 91/414. Ces AMM ne répondent donc pas aux exigences légales, notamment celles de l’arrêté du 6 septembre 1994», expliquent-ils dans un communiqué.

En cas de refus de la part de ministre de l’agriculture, ils indiquent qu’ils porteront l’affaire devant le Conseil d’Etat.

(1) Dans le JDLE: «Round-up: toxicité à faible dose sur des cellules humaines»


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