Après-Kyoto: la série noire continue au G8 et au Forum des économies majeures

Le 10 juillet 2009 par Victor Roux-Goeken
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Après l’annonce récente des objectifs peu ambitieux de baisse des émissions du Japon, de la Russie et des Etats-Unis (1), c’est au tour de la communauté internationale dans son ensemble de donner de bien mauvais signaux, à moins de 6 mois de la conférence internationale de Copenhague sur le climat.

Réunis à L’Aquila (Italie) les 8 et 9 juillet, les 16 pays (plus l’Union européenne) du Forum des économies majeures totalisant 80% des émissions mondiales ne mentionnent tout simplement plus, dans leur déclaration finale, le fameux objectif de réduction de 50% des émissions de GES d’ici 2050. Ils se contentent désormais d’un objectif maximum de 2 degrés de réchauffement d’ici 2100, sans préciser les moyens d’y parvenir.

Les membres du G8 réuni dans la même ville n’ont pas réussi à influencer les pays émergents. Le 8 juillet, ils se sont engagés à limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés d’ici 2100 et réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses membres de 80% en 2050. Toutefois, les 8 pays n’ont pas fixé d’année de référence à cet objectif, qui pourrait être 1990 ou une année plus récente. S’ils ont appelé à un objectif «robuste» de moyen terme (2020), ils n’en ont pas fixé pour autant.

Ils soutiennent aussi l’idée de la création d’un marché mondial du carbone et d’un fonds financé par les pays riches pour le transfert de technologie destinée à la lutte contre le changement climatique, mais se sont bien gardés d’en estimer le montant. Autant de points-clés qui, s’ils ne sont pas définis, vont plomber l’atteinte d’un accord climatique international à Copenhague.

(1) Dans le JDLE «La Russie dévoile ses objectifs de réduction d’émissions»; «Après-Kyoto: les nuages s’accumulent»


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