Après Fukushima, les anti-nucléaire japonais se lancent en politique

Le 28 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Yukiko Kada fédère déjà trois partis anti-nucléaires
Yukiko Kada fédère déjà trois partis anti-nucléaires

Assiste-t-on à une atomisation du paysage politique nippon? Pas impossible. Et à moins de trois semaines des élections générales, le phénomène intrigue les observateurs.

Tout commence avec la création, mardi 27 novembre, du parti de l’avenir du Japon. Se présentant comme la troisième force, face aux poids lourds de la politique japonaise que sont les partis démocrate et libéral-démocrate, cette nouvelle formation est portée par Yukiko Kada, 62 ans.

Soutenue par de nombreuses personnalités, la gouverneure de la préfecture de Shiga (centre-ouest) est, depuis l’accident de Fukushima, une virulente anti-nucléaire. Elle s’est opposée au redémarrage des deux réacteurs de la centrale d’Oi, située dans la région voisine de la sienne. Elle propose aussi de renoncer à l’énergie nucléaire en 10 ans, de développer les énergies renouvelables, d’alléger la bureaucratie et de renforcer le rôle des femmes dans la société japonaise.

Yukiko Kada a déjà été rejointe par Ichiro Ozawa, un ancien ténor du parti démocrate. La presse japonaise estime que le parti Vert ainsi que la formation récemment créée par le maire de Nagoya pourraient fusionner avec le parti de l’avenir du Japon. La formation bénéficie du soutien de Kazuo Inamori, fondateur du groupe Kyocera et président honoraire de la Japan Airlines.



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