Après Fukushima: inspection internationale et stress tests européens

Le 26 mai 2011 par Célia Fontaine
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Du 24 mai au 2 juin, des experts de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont au Japon afin d’enquêter sur l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Les résultats de leur visite seront présentés le 20 juin à Vienne. Parallèlement, un accord européen a enfin été trouvé pour la mise en œuvre des stress tests nucléaires.

La délégation internationale, composée d’une vingtaine d’experts provenant de 12 pays différents, cherche à mieux comprendre le système de sécurité de Tepco, l’exploitant de la centrale accidentée, indique le communiqué de l’AIEA.

Une erreur humaine est-elle responsable de la fusion du cœur du réacteur 1? Selon les révélations du Japan Times le 18 mai dernier, des documents internes du plus grand fournisseur d'électricité du Japon montrent que le condensateur d'isolation, qui sert à injecter de l'eau dans le réacteur après une coupure d’électricité, pourrait avoir été fermé manuellement le 11 mars, jour du tremblement de terre et du tsunami. Ces éléments devront être vérifiés, tout comme l'état actuel des cuves à l'intérieur des bâtiments.

Côté européen, à partir du 1er juin 2011, les 143 centrales nucléaires de l’UE seront réévaluées en fonction des critères communautaires, annonce la Commission dans un communiqué du 25 mai. Objectif: éviter qu’un accident similaire à celui de Fukushima se produise en Europe.

Ces contrôles ou stress tests devraient permettre de vérifier si les centrales nucléaires résistent aussi bien aux catastrophes naturelles, comme les tsunamis, séismes ou inondations, qu’aux événements d’origine humaine (crash d’avion ou attaque terroriste, par exemple).

Günther Oettinger, commissaire en charge de l’énergie, se félicite de l’accord trouvé entre la Commission et les régulateurs des Etats membres. «La partie la plus délicate consiste maintenant à mettre en œuvre les critères retenus avec la rigueur nécessaire», reconnaît-t-il.

Le communiqué précise que les questions de la sécurité des centrales face au terrorisme seront traitées séparément, pour des raisons de confidentialité. C’est ce qu’avait demandé la France.

A partir du 1er juin prochain, les installations nucléaires seront réévaluées dans un processus à trois étapes. Les opérateurs de la centrales fourniront dans un premier temps des réponses à un questionnaire et devront les accompagner de tous les documents, plans et études nécessaires. Le régulateur national devra ensuite faire un rapport, dans lequel il vérifiera que les réponses données par l’opérateur sont bien crédibles. Enfin, des équipes multinationales seront amenées à vérifier les rapports rendus en deuxième étape. «Ces équipes seront composées de 7 personnes, 1 représentant de la Commission européenne et 6 membres parmi les 27 régulateurs nationaux. Ces équipes pourront décider d’inspecter les installations nucléaires sur place», explique la Commission.

Les résultats des tests doivent être rendus publics en avril 2012.
 



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