Après Besija, La Réunion fait le compte des dégâts

Le 03 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le cyclone a désormais perdu de sa puissance.
Le cyclone a désormais perdu de sa puissance.
Météo France

Pour les météorologues, Besija —qui vient de dévaster La Réunion— est moins puissant que Dumile qui était passé l’an dernier. Mais pour les Réunionnais, le cyclone du jeudi 2 janvier restera dans les annales.

 

Pendant près d’une journée, les vents ont soufflé, jusqu’à 150 km/h. A certains endroits de l’île, il est tombé entre 600 et 800 mm d’eau (600 à 800 litres/m2). Ces torrents ont fortement grossi les cours d’eau, qui ont emporté constructions légères, arbres, déchets et routes.

 

D’ores et déjà, les dégâts s’annoncent considérables, indiquent les pouvoirs publics. «Le bilan provisoire du cyclone est d’une personne décédée, de 2 blessés graves et de 15 blessés légers. Les sapeurs-pompiers ont effectué 376 interventions liées à cet événement. Le Samu a traité plus de 4.000 appels pendant l’alerte rouge», résume la préfecture, dans un communiqué.

6 lignes HT touchéEs

En fin de journée, 153.000 foyers restent privés de courant, dont 81.000 dans le sud. Selon EDF, 6 lignes à haute tension ont été mises à mal par le vent et les précipitations. L’an passé, les infrastructures électriques étaient sorties indemnes du passage de Dumile. Une trentaine de techniciens corses devraient arriver, dimanche 5 janvier, en soutien à leurs 450 collègues réunionnais.

 

La raréfaction du courant a interrompu, entre autres, la distribution de l’eau dans de nombreux secteurs de l’île. Selon la Cise (la compagnie des eaux de La Réunion), près de 60% de la population pourraient être privés d’eau ou ne plus recevoir une eau de qualité satisfaisante. En cas de doute, les usagers sont appelés à la faire bouillir (au moins 3 minutes) avant de la consommer ou d’utiliser de l’eau en bouteille.

 

S’il est encore trop tôt pour les évaluer, les dégâts causés aux cultures pourraient être très importants. «Quand nous voyons l’état des arbres, on mesure les dégâts qu’a pu subir l’agriculture», observe le préfet, Jean-Luc Marx, dans un entretien accordé au Journal de la Réunion.

 

Les principaux axes du réseau routier (notamment sur le littoral et dans les zones montagneuses) ont été coupés. Sur les routes praticables, la vitesse est limitée à 50 km/h.



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