Après avoir longtemps bullé, le nucléaire belge redémarre

Le 18 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La centrale de Doel, refroidie par l'Escaut.
La centrale de Doel, refroidie par l'Escaut.
DR

Gérard Mestrallet, PDG d’Engie, doit être soulagé. Dans un communiqué publié le 17 novembre, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) confirme avoir autorisé Electrabel (filiale d’Engie) à redémarrer les tranches 3 et 2 des centrales nucléaires de Doel et de Tihange.

Ces deux réacteurs à eau sous pression avaient été arrêtés à partir de 2012, à la suite de la découverte «de milliers d'indications de défauts dans les parois en acier de la cuve des réacteurs», rappelle le gendarme du nucléaire outre-Quiévrain.

Des bulles partout

L’enquête a permis de déterminer qu'il s'agissait d'un problème de cloquage dû à l'hydrogène généré lors du forgeage de l'acier de la cuve des réacteurs. «Des petites bulles se sont formées dans l'acier et ont été aplaties, laissant apparaître des microbulles d'une longueur de 12 à 16 millimètres et d'une épaisseur de l'ordre de celle du papier à cigarette. Ces microbulles aplaties présentent une orientation laminaire, ce qui signifie qu'elles sont parallèles à la courbure de la paroi de la cuve et qu'elles ne la traversent pas», explique-t-on à l’AFCN. Ces bulles, souligne Engie «n’ont pas d’impact sur l’évolution de la ténacité de l’acier qui les entoure».

l'intégrité structurelle est garantie

L’autorité de sûreté avait toutefois demandé à Electrabel de prouver la fiabilité de ses deux réacteurs. Dans son dossier, Engie estime «que l’intégrité structurelle de la cuve est garantie en toutes circonstances, en fonctionnement normal ou en cas d’accident».

«Electrabel a pu démontrer de manière convaincante que les microbulles d'hydrogène présentes dans les parois des cuves n'avaient pas d'impact inacceptable sur la sûreté des réacteurs», confirme l’AFCN. Résultat, les deux réacteurs vont être remis en service, jusqu’à leur arrêt définitif, le 1er octobre 2022 pour Doel 3 et le 1er février 2023 pour Tihange 2.

L’arrêt de ces deux réacteurs aurait généré un manque à gagner de 700 millions d’euros pour l’énergéticien franco-belge.

 



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